Bolivie II |  | du 10/07/2012 au 12/08/2012 |
|  |  | Bolivie I et II |
|  |  | douane bolivienne (Villazon) |
| L'entrée en Bolivie est aussi laborieuse que l'a été la sortie d'Argentine. Il faut attendre, attendre... le douanier qui va et qui vient sans se préoccuper des touristes. Ce n'est pourtant pas les centaines de "passeuses" qui lui font perdre son temps puisque, chargées de marchandises achetées de l'autre côté de la frontière, elles passent la douane sans même s'y arrêter. Tout se déroule sous l'œil bienveillant de tous et c'est sans doute par provocation que les douaniers ont affiché, dans leur bureau, un numéro de téléphone gratuit pour dénoncer les actes de corruption dans leur corporation! |
|  | Evo Morales : 1 er président indien bolivien (Villazon) |
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Alors que La Quiaca, la ville frontière argentine, semblait presque endormie, Villazon, de l'autre côté, grouille d'activité. Les femmes en costume traditionnel, les petites échoppes vendant toutes sortes de marchandises, les marchés, les stands de rue où mijotent lamas et poulets émincés... tout, pour nous, a une saveur nouvelle. Nous restons dans le centre-ville pour la nuit, au milieu de l'agitation qui, heureusement, cesse assez vite lorsque le soleil se couche. Le froid n'incite pas à rester dehors. |
|  | Villazon |
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| Le lendemain, c'est, par une très bonne route, que nous rejoignons Tupiza, petite ville entourée de montagnes rocheuses aux multiples couleurs. Tupiza est loin d'être aussi active que Villazon mais qu'importe car, aujourd'hui, Jean n'a pas la tête en Bolivie. Sa seule préoccupation est de trouver un cybercafé pour voir l'arrivée de la 10ème étape du Tour de France qui se déroule, pour la 1ère fois, chez nous, à Bellegarde-sur-Valserine. Grâce à une connexion désespérément lente, nous retrouvons, sur une vidéo saccadée, nos paysages de montagne et avec émotion, nous découvrons le vainqueur de l'étape, Thomas Voeckler, levant les bras devant notre maison et notre famille. |
|  | vendeuse de charbon (Tupiza) |
|  | Tupiza |
|  | Tupiza |
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| Après ce petit moment d'émotion, nous nous baladons dans la ville de Tupiza, petite ville très sympathique. Nous sommes surpris par la "coquetterie" des villes boliviennes où les maisons sont soignées et où, chaque quartier, possède un petit square ou un jardin d'enfants. Nous nous attendions à beaucoup moins bien; encore une idée reçue. Mais allons voir un peu plus loin... |
| | | Un peu plus loin, c'est Potosi, ville minière située à flanc de montagne à 4000 m d'altitude. Nous nous y arrêtons pour y faire remplir nos bouteilles de gaz. Prenant la direction de l'usine de remplissage de gaz, notre GPS nous emmène dans l'étroit centre-ville sans se préoccuper de la taille de notre camping-car. Après quelques sueurs froides, nous arrivons à l'usine. C'est là que nous rencontrons les Hédonistes, Isabelle, Sébastien, Léa et Armand, des voyageurs français arrivés, il y a un peu plus de 2 mois, en Amérique du Sud et voyageant, eux aussi, en camping-car. Comme il est maintenant plus de 14h00 et que l'usine vient de fermer, nous sommes quittes pour rester une nuit sur place et revenir demain. Les Hédonistes nous emmènent à leur bivouac, près du centre-ville et nous passons la soirée ensemble ainsi qu'une partie de la matinée du lendemain en attendant nos bouteilles de gaz. Puis nous nous séparons. Les Hédonistes partent vers Uyuni et nous vers Sucre. Peut-être nous retrouverons-nous bientôt à La Paz. |
|  | mines de Potosi |
|  | Potosi |
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| | les Hédonistes : Isabelle, Sébastien, Léa et Armand (Potosi) |
| Avant de quitter Potosi, nous faisons le plein de diesel... Dans la plupart des pays sud-américains, il est courant que les étrangers payent plus cher que les nationaux les entrées des musées ou des parcs. Ici, en Bolivie, les autorités ont trouvé une idée encore plus "géniale" pour les étrangers : leur faire payer le diesel 2 fois 1/2 plus cher que les Boliviens! Quand on sait, qu'en plus, leur diesel est de très mauvaise qualité, ça fait un peu râler. De plus, quelquefois, les pompistes ne veulent pas s'embêter à faire une facture spéciale pour nous et refusent tout bonnement de nous servir. |
| La route qui mène à Sucre ressemble à celles du sud avec des collines arides et des gorges asséchées qui, sans cesse, nous font monter et redescendre. La nuit tombe lorsque nous arrivons à Sucre. Nous nous parquons, sur l'indication de voyageurs, sur la place Béni qui domine le quartier historique de Sucre. Sucre est une ville bien différente de celles que nous avons passées les jours précédents. Sa population est un peu plus européenne que celle des autres villes, on y croise d'avantage de touristes, il y a plus de voitures, de boutiques branchées et il y a même un supermarché avec des produits d'importation. Mais heureusement, à côté de tout ça, il y a toujours les marchés, les gargotes, les femmes en costume que nous apprécions tant et qui font le charme des villes et villages boliviens. En rentrant d'une courte visite de la ville, nous passons saluer nos voisins d'un soir, les 1000 Bornes et Quelques", Thierry, Sophie et Briac qui, partis du Canada, descendent depuis 14 mois, le continent américain. Décidément, c'est la semaine française! |
|  | de Sucre à Tarabuco |
| |  | Tarabuco, un 14 juillet |
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| Le lendemain samedi, nous partons pour le petit village de Tarabuco où nous fêtons, en compagnie des "1000 Bornes et Quelques" le 14 juillet. Lorsque nous arrivons, le village est presque désert mais, le jour suivant, comme tous les dimanches, l'activité est à son comble sur les marchés où les "campesinos" (paysans) des alentours viennent se ravitailler. La place centrale est réservée à l'artisanat local destiné aux touristes tandis que les autres marchés offrent fruits, légumes, coca, viande, objets usuels, vêtements neufs ou de seconde main... D'un côté, on apostrophe les touristes en espagnol, de l'autre, on négocie en Quechua, la langue des indiens boliviens. Nous déjeunons dans un des nombreux petits stands du marché en compagnie des locaux. Depuis que nous sommes en Bolivie, nous aimons déjeuner ou dîner dans ces petits endroits où un plat du jour accompagné d'une soupe nous permet de déguster une bonne cuisine locale pour seulement une dizaine de bolivianos (1 ou 2 €). |
| |  | marché du dimanche à Tarabuco |
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| | En milieu d'après-midi, l'ambiance retombe un peu. Les paysans reprennent leur bus pour rentrer dans leur village et nous, nous retournons à Sucre. Ce soir encore, nous sommes en compagnie de voyageurs français en camping-car, Stéphane, Nelly et leur petit garçon Gabin. C'est une fois de plus l'occasion de partager quelques informations. |
| |  | Sucre |
| Sucre est la capitale constitutionnelle bolivienne depuis qu'y a été déclarée l'indépendance du pays, le 6 août 1825 à l'instigation de Simon Bolivar. Elle garde donc une place importante au sein de la vie politique du pays. Mais c'est aussi une ville touristique classée au patrimoine mondiale par l'Unesco. Elle a conservé, de l'époque coloniale, de beaux bâtiments et de nombreuses églises. Nous visitons quelques-uns de ces monuments dont la Cathédrale de la Vierge Guadalupe ainsi que le musée attenant qui possède une belle collection de reliques religieuses et expose un tableau de la patronne de la ville recouvert d'or, d'argent et de pierres précieuses. La visite de la Casa de la Libertad, où fut signée l'indépendance est également intéressante en donnant un aperçu de l'histoire récente de la Bolivie et de son combat pour se libérer des Espagnols. Le marché central, quant à lui, vaut aussi le détour. On y trouve fruits, légumes, viande et autres produits mais on peut surtout y déjeuner d'un menu complet ou y manger, sur le pouce, un chorizo (une saucisse) accompagné d'un délicieux gâteau à la crème ou de tout autre chose délicieuse. |
|  | Potosi |
| |  | visite d'une mine à Potosi |
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| Après 2 jours passés à Sucre, nous retournons à Potosi. Potosi possède, elle aussi, un très beau centre-ville mais c'est une ville plus laborieuse que Sucre. On y vit encore principalement de l'exploitation des mines d'étain, de zinc, de plomb, de cuivre et d'argent creusées dans le Cerro Rico (montagne riche). L'activité y est partout un peu plus importante qu'à Sucre. Bien que le va-et-vient des bus rende l'atmosphère un peu irrespirable (à 4000 m d'altitude, les véhiculent crachent d'avantage de fumée), la balade dans les ruelles étroites de la ville est agréable. On y découvre de jolies demeures aux portes et balcons en bois ouvragé et lorsqu'une des portes s'entrouvre, on devine alors de grandes cours ensoleillées et protégées du froid. Un des très beaux monuments de la ville est la Casa de la Moneda. Y sont exposées des peintures religieuses de l'Ecole de Potosi, dont celle de la Pachamama, la Terre-Mère, déesse aymara et quechua représentée ici en mêlant croyances indiennes et catholicisme. Sont également présentés, pêle-mêle, des objets d'orfèvrerie, des momies d'enfants, des objets de culte... et bien-sûr les machines ayant servi, pendant près de 2 siècles, à frapper les monnaies boliviennes. Depuis le milieu du XXème siècle, les pièces de monnaie ne sont plus fabriquées ici, ni même en Bolivie. Elles viennent désormais du Chili et du Canada tandis que les billets sont, eux, imprimés en France. Les mines, elles aussi, faillirent disparaître complètement, dans les années 80, lorsque les cours des métaux chutèrent. Si la plupart des mines sont maintenant fermées, certaines, exploitées en coopératives locales, perdurent. Nous en visitons une en compagnie d'une guide et de nos amis voyageurs Thierry, Sophie et Briac qui sont eux aussi de passage à Potosi. Nous découvrons, à mesure que nous avançons dans les galeries, le travail difficile des mineurs ainsi que celui des hommes chargés de pousser les chariots de minerai. Les conditions de travail des mineurs et de leurs compagnons sont dures; exposés aux produits chimiques, aux gaz toxiques ou aux dépôts d'amiante, les mineurs sont rapidement victimes de silicose. Néanmoins, la mine paye bien et nombreux sont ceux qui veulent y travailler, même au péril de leur vie.
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| | | Voilà maintenant 9 jours que nous sommes en Bolivie et que nous bivouaquons dans les centres-villes. On a maintenant envie de grands espaces. A peine rentrés de la visite de la mine, nous quittons Potosi pour Uyuni où nous arrivons en début de soirée. Nous passons la nuit, dans le village, avant de partir, le lendemain, pour le Salar de Uyuni, vaste désert de sel de plus de 12'000 km2. La halte à Uyuni nous permet de faire traiter notre véhicule contre la corrosion provoquée par le sel et de refaire le plein de gaz en prévision des nuits froides à passer dans ce désert. |
|  | Salar de Uyuni |
| Après une mauvaise piste de terre de 25 km menant au village de Colchani, nous entrons enfin, sur le Salar de Uyuni. Quelle impression! On se croirait en mer. D'ailleurs l'impression n'est pas très loin de la réalité puisque qu'avant d'être un désert de sel, ce plateau était, il y a quelques dizaines de milliers d'années, recouvert par un lac. Nous avançons en direction de l'Isla Incahuasi suivant les traces laissées par les 4X4 des tour-opérateurs. La piste est bonne jusque-là et elle est sèche. Il n'y a donc aucun risque d'enlisement; nous pouvons rouler tranquilles. |
|  | séance photos sur le Salar de Uyuni |
| | Le Salar est parsemé de plusieurs îles recouvertes de cactus géants. Nous nous arrêtons tout d'abord un jour à l'Isla Incahuasi puis nous poursuivons jusqu'à l'Isla Pescado, endroit ignoré des touristes où une belle balade nous attend en compagnies des lapins des Andes, les viscaches, qui jouent à cache-cache avec nous. Nous profitons également de l'effet de perspective crée par le Salar pour prendre quelques photos amusantes. Un grand merci à Thierry et Sophie, les "1000 Bornes et quelques" pour leur participation à notre séance photos lors de leur passage sur le Salar. |
| | | | En rentrant de Uyuni, nous refaisons une halte à Potosi. Cela ne nous enchante pas beaucoup mais notre chargeur 12V nous permettant de recharger nos ordinateurs ne fonctionne plus et nous devons absolument le faire réparer. A Potosi, nous sommes presque certains qu'il y aura un réparateur de radio et TV qui pourra le faire, tandis qu'ailleurs, cela n'est pas sûr. Et en effet, tout près d'où nous avons maintenant pris l'habitude de venir bivouaquer, nous trouvons l'homme qu'il nous faut. En un tournemain et pour quelques bolivianos seulement, notre chargeur est réparé. En ce moment, avec le froid et en utilisant le chauffage, les batteries de la cellule se déchargent plus vite; c'est pourquoi, nous rechargeons le plus souvent possibles nos appareils électroniques sur la batterie du moteur et c'est pourquoi notre chargeur 12V nous est si indispensable. |
|  | enclos à Lamas (de Potosi à Challapata) |
|  | sympathique accueil à Challapata |
|  | récolte de quinoa (Challapata) |
|  | lac Poopo (Challapata ) |
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| Nous repartons de Potosi en milieu de journée en direction d'Oruro par une route un peu monotone et sans intérêt. En fin d'après-midi, nous nous arrêtons à Challapata, gros bourg qui, aux 1ers abords, ne semble pas très attirant, mais il faut bien trouver un endroit pour dormir et c'est loin d'être le pire. Challapata est le village aux voitures non immatriculées, des centaines de voitures arrivées, peut-être en contrebande, du Chili voisin. C'est ce que nous expliquent les sympathiques élus de la commune pendant que nous faisons le plein d'eau chez eux avant de repartir le lendemain matin. Ce "trafic" n'est pourtant pas la seule activité de la commune qui est avant tout une commune rurale où l'on cultive principalement la quinoa, céréale très nutritive, qui s'exporte bien et donc qui rapporte bien.
Notre prochaine étape est Oruro ou plutôt, aurait dû être Oruro mais là, franchement, on n'accroche pas! La ville est laide, poussiéreuse, sale, très sale. En plus, on a toutes les peines du monde à se faire servir en gasoil et quand, enfin, un pompiste accepte de nous en vendre, il se réjouit ouvertement, avec ses collègues, de nous faire payer 3 fois le prix. Pas très amical le pompiste... Heureusement, à quelques kilomètres d'Oruro se trouvent les thermes d'Obrajes. L'endroit, en pleine nature, disposent de bains privés et d'une piscine dont l'eau, riche en magnésium, est à plus de 37°C. Un vrai plaisir! Après notre passage à Oruro, on n'espérait pas trouver un endroit aussi plaisant proche de la ville. Nous y restons 2 jours, profitant des thermes. |
| |  | Termas de Obrajes |
| |  | chullpa aymara (Termas de Obrajes) |
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| Au moment de repartir, nous ne savons pas très bien où aller. Nous hésitons à faire le détour jusqu'au parc national de Sajama. Nous avons envie de changer d'air, de fuir la poussière, de quitter l'Altiplano et de retrouver un peu de chaleur, de couleur. C'est décidé, nous n'irons pas à Sajama. Direction la région des Yungas située au nord-est de La Paz. |
|  | intense circulation dans La Paz |
| Ce que nous ne nous doutions pas c'est que, pour prendre la route menant aux Yungas, il faut traverser la banlieue de La Paz, le quartier encombré d'El Alto, puis le centre-ville de La Paz. Là, il faut toute la décontraction de Jean au volant pour ne pas paniquer lorsque, bloqués, dans les rues en pente, par les dizaines de minibus qui s'arrêtent sans arrêt pour prendre ou déposer des clients, il doit redémarrer en côte alors qu'à cette altitude, près de 4000 m, le camping-car est un peu mou au démarrage. Mais ouf! On s'en sort et on continue notre route jusqu'à la Cumbre, à 4670 m d'altitude puis on redescend un peu avant de nous arrêter, pour la nuit, au bord de la route menant à Coroico. |
|  | La Paz |
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| A notre réveil, lorsque la brume se lève, nous découvrons les impressionnants à-pics de la Cordillera Real recouverts d'une abondante végétation et les routes vertigineuses menant aux villages situés dans la vallée. En face de nous, l'une de ces routes, surnommée la "Route de la Mort", est, parait-il, la route la plus dangereuse du monde. Elle part de La Cumbre et rejoint Coroico, 3000 m de dénivelé plus bas, par une piste en cailloux, par endroits étroite de 3m20 seulement et ne laissant passer qu'un véhicule, effondrée et érodée par les chutes d'eau. Malgré l'envie de Jean de descendre à Coroico par cette route, je refuse. Il est fou, lui! En plus, il y a maintenant une bonne route asphaltée qui la remplace. A quoi ça sert que l'état bolivien fasse de nouvelles routes, alors?
Nous descendons donc prudemment à Coroico par la nouvelle voie. Coroico n'est pas un village très intéressant, surtout à visiter en camping-car. Il est impossible d'y trouver un endroit correct pour s'y garer. La seule sensation agréable est d'y retrouver, après ces semaines d'air sec et froid, la chaleur et un peu d'humidité. Mais avec ce climat, se développent aussi les petites bébêtes qui piquent et qui font mal; celles-ci, on s'en serait bien passées. Après une balade au sommet du village, nous décidons de remonter passer une seconde nuit sur les hauteurs. |
|  | la Route de la Mort |
| Le jour suivant, alors que nous sommes décidés à aller randonner dans le parc national Catapata, près de la Cumbre, nous croisons un guide de La Paz accompagnant des touristes à vtt sur la "Route de la Mort" et qui convainc Jean de le suivre. Pour lui, il n'y a pas de danger à emprunter cette route, même en camping-car. La route est désormais peu empruntée à la montée et nous ne risquons pas d'y croiser beaucoup de monde. Aux vues de ses arguments, je me laisse aussi convaincre. Même si la "Route de la Mort" n'est plus aussi périlleuse qu'elle l'a été, nous devons néanmoins toujours respecter certaines règles. Nous devons rouler à gauche, côté précipice et laisser la priorité à ceux qui montent (ça rassure!), nous devons également allumer nos feux et utiliser le klaxon dans les virages. Nous voilà avertis... |
|  | "Precaucion" avant d'emprunter la Route de la Mort (La Cumbre - Coroico) |
| Les 20 premiers kilomètres sont les plus difficiles; la piste est étroite et le précipice impressionnant. Heureusement, nous ne croisons que 2 véhicules et, à chaque fois, nous trouvons un endroit où nous garer. Je guette, néanmoins, le moindre affaissement de la route, le moindre véhicule qui viendrait en sens inverse, le moindre écart de Jean qui heureusement ne se produit pas et j'évite de regarder le vide. Après cette mauvaise portion, la route s'élargit et il n'y a plus de danger. Nous mettons 2h1/2 pour arriver enfin en bas, contents d'avoir "vaincu" cette route tant redoutée. Avec l'altitude, on avait fait le plein de globules rouges, avec cette descente, on vient de faire le plein d'adrénaline! |
| | | profonds précipices le long de la Route de la Mort |
| |  | la Route de la Mort |
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| | Pour remonter, nous prenons, évidemment, la nouvelle route, jusqu'à La Cumbre où nous passons la nuit. Mais décidément, il était dit que nous ne ferions pas de randonnées car, après le contretemps d'hier, c'est maintenant la neige qui nous empêche d'aller marcher. De peur que le col ne soit fermé à cause des intempéries, nous préférons redescendre à La Paz. |
| Confiants et ignorants les avertissements des derniers voyageurs rencontrés, nous rentrons, en camping-car, dans le centre-ville de La Paz. Plus haute capitale du monde, à 3660 m d'altitude, La Paz est construite au fond d'une cuvette; il n'est donc pas facile d'y circuler. Néanmoins, si on la contourne par le nord, en empruntant, en partie, la voie express, elle n'est pas si difficile que ça à traverser. Les avenues sont plus larges que ce que nous nous imaginions. Heureusement!
Sans être une belle ville, La Paz n'en est pas moins agréable à visiter. La ruelle Jaen avec ses maisons de couleur, ses penas et ses musées, la place Murillo autour de laquelle se trouve le Palais de la Présidence, le quartier touristique près de la place San Francisco, les stands de la Hechiceria vendant des fœtus de lamas et toutes sortes de grigris servant d'offrandes aux dieux des Indiens Aymara et Quechua... sont autant de lieux plaisants où flâner. Et puisque nous ne savons où dormir, ce sera dans une petite ruelle du quartier de Miraflores, 2 roues posées sur un trottoir et 2 autres occupant une partie de la chaussée. Croyez-moi si vous voulez, mais personne n'y trouve rien à redire et nous, nous passons une nuit paisible, au calme... |
| | La Paz, capitale la plus haute du monde |
| Dans quelques jours, des amis arrivent à La Paz. Nous ne voulons pas les manquer mais nous ne voulons pas, pour autant, rester dans la ville. Après 1 heure passée dans les bouchons d'El Alto, plus encore 1 heure pour faire monter nos pneus dans un boui-boui de ce même quartier, nous faisons une quarantaine de kilomètres sur la route menant à Tiahuanaco pour atteindre le Mirador Lloco Lloco, superbe point-de-vue, d'où l'on aperçoit La Paz, le Lac Titicaca et la superbe Cordillera Real où dominent plusieurs sommets à plus de 6000 m d'altitude dont l'Illimani et le Huayna Potosi. |
|  | vue sur la Cordillera Real |
| Dans ce lieu supposé paisible, la nuit est étrangement agitée. Des camions, des voitures vont et viennent autour de nous. Les gens allument des feux de camps. Etrange... |
| | cérémonies pour honorer la déesse Pachamama (Mirador Lloco Lloco) |
| | L'explication de ces allées et venues, nous l'avons à notre réveil. A côté de nous, une famille a allumé un feu autour duquel chaque personne verse rituellement de l'alcool. Voyant que nous les observons, ils nous invitent à se joindre à eux et nous renseignent sur ce qu'ils font. Aujourd'hui 1er août, commencent les cérémonies honorant la déesse aymara et quechua, Pachamama, la "Terre-Mère". Nous sommes en train d'assister aux cha'lla, des bénédictions rituelles pendant lesquelles sont brûlées les offrandes. Le père de famille nous tend un verre rempli d'alcool et nous demande de faire comme eux. Cérémonieusement, nous formons, avec le liquide, un cercle autour du feu. A côté de nous, d'autres familles font de même. Certaines sont venues avec un lama qu'elles sacrifient. Couic! Pas le temps de s'attendrir. Les cérémonies durent jusque tard dans la soirée. |
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| Deux jours plus tard, nous partons attendre, à l'aéroport de La Paz, nos amis français, Valérie, Etienne et leurs fils Arnaud et Hugo. Depuis quelques temps, la plupart des voyageurs en camping-car, se garent sur le parking de cet aéroport lors de leur passage à La Paz, c'est donc très pratique pour nous de pouvoir y rester cette nuit et surprendre nos amis à leur descente d'avion. Leur séjour en Bolivie est à l'inverse du notre, rapide et intensif et nous n'avons que quelques jours pour nous voir à La Paz puis à Copacabana. |
| | Tôt le lendemain matin, nous redescendons, en camping-car, dans le centre-ville de La Paz; nous y avons repéré un parking gardé où nous pourrons rester plusieurs jours. Celui-ci est idéalement placé, au-dessus de la Place Murillo et à côté du Palais Présidentiel. Nous sommes également proches du quartier touristique où logent nos amis et pouvons les rejoindre en quelques minutes à pied. Nous passons une partie de la journée tous ensemble, contents de se retrouver après 3 années d'absence. La journée qui se prolonge tard le soir dans une pena, un restaurant où se jouent des spectacles folkloriques, passe finalement très vite. Nous devons nous quitter avant de nous retrouver dans quelques jours, à Copacabana, au bord du Lac Titicaca. |
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| journée en compagnie de nos amis Valérie, Etienne, Arnaud et Hugo (La Paz) |
| Pendant ce temps, nous allons relever un nouveau défi... Je vous avais donné rendez-vous pour un nouveau challenge en sortant d'Argentine après notre échec pour rejoindre le Mirador del Hornocal dans la Quebrada de Humahuaca. Vous vous souvenez? Cette fois, nous allons essayer d'atteindre le sommet du Huayna Potosi, à 6088 m d'altitude, dans la Cordillera Real, au-dessus de La Paz. 6088 mètres... Evidemment, comme nous ne sommes pas alpinistes, nous serons accompagnés par des guides professionnels durant les 3 jours que durera l'ascension. |
|  | Huayna Potosi 6088 m |
| 1er jour : La Paz - camp de base (4700 m)
Nous quittons La Paz en taxi vers 9h00 du matin et après 2 heures de route, nous arrivons au 1er camp de base, à 4700 m d'altitude où nous nous installons dans un refuge. Nous, Jean, moi et Lluis, un Espagnol de Barcelone, venu spécialement en Bolivie pour faire cette ascension, sommes accueillis par nos 2 guides accompagnateurs, Victor et William. Avec eux, nous grimpons jusqu'au glacier pour essayer notre matériel, chaussures-coque, crampons et piolet et pour apprendre les rudiments de l'escalade sur glace. En cette fin de saison hivernale, le glacier est très crevassé et l'ascension n'est pas sans risques. Il faut pouvoir se sortir d'une situation difficile... Aujourd'hui, Jean n'a pas la forme, il est enrhumé et s'inquiète un peu pour les 2 prochains jours. Même si cela fait près d'un mois que nous sommes en Bolivie, il est nécessaire de s'acclimater à l'altitude car nous sommes à près de 5000 mètres.
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|  | nuit en refuge au 1er camp de base (Huayna Potosi) |
| |  | entraînement à l'escalade sur glace (Huayna Potosi) |
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| 2ème jour : camp de base (4700 m) - campo Alto Roca (5130m)
Le lendemain matin, à 9h00, nous partons pour le 2ème camp de base, Campo Alto Roca, à 5130 m d'altitude. Cette fois, c'est moi qui ressent des difficultés à monter et c'est moi qui m'inquiète pour demain. Heureusement, demain, je ne porterai pas de sac-à-dos; je le laisserai à Jean. A notre arrivée, Suzana, notre cuisinière nous sert un bon repas puis nous passons l'après-midi à nous reposer. Le soir, le repas est servi à 17h30 car nous devons nous coucher très tôt, à 18h00. De peur d'avoir froid, nous dormons tout habillé. |
|  | ascension du Huayna Potosi 6088 m |
| | dure montée du 1er camp de base - 4700 m à Campo Alto Roca - 5130 m (Huayna Potosi) |
|  | refuge de Campo Alto Roca - 5130 m (Huayna Potosi) |
| |  | refuge de Campo Alto Roca - 5130 m (Huayna Potosi) |
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| 3ème jour : campo Alto Roca (5130m) - Huayna Potosi (6088 m) - La Paz
A minuit, c'est le réveil. Comme tous nos compagnons de chambre, nous n'avons presque pas dormi. Nous déjeunons puis nous nous équipons. Il fait nuit noire lorsque nous nous encordons à Victor. Lluis part avec William et un Suisse-Allemand. Des premiers mètres de l'ascension, nous ne voyons rien, nous suivons le pas lent et régulier de Victor. On se sent bien, on monte facilement, sans effort. Jean s'endort presque en marchant. Je commence à me dire que, oui, c'est possible, on va arriver en haut. Lluis nous rejoint et s'encorde avec nous; son compagnon de cordée a abandonné et William doit redescendre avec lui. Victor trouve que l'on progresse bien et nous annonce que nous devrions être en haut en 4h30. Mais à mesure que l'on monte, on est de plus en plus fatigués. On a chaud; on avait tellement peur d'avoir froid durant cette ascension que nous nous sommes trop habillés, on s'asphyxie. On a du mal à boire et on ne peut rien manger. Je suis écœurée et j'ai envie de vomir tandis que Jean a mal aux cervicales. Pour tenir bon, on se fixe des objectifs intermédiaires : atteindre 5500 puis 5700 mètres et le Campo Argentino, où Victor nous avait annoncé un replat. Mais le replat est de courte durée, on le ressent à peine. Cela continue de monter raide. Nous devons nous arrêter de plus en plus souvent. On est épuisés. On a pas envie de lâcher le morceau et pourtant, on ne ressent que fatigue et envie que tout s'arrête. On arrive enfin à 6000 m. Il ne nous reste plus qu'à longer l'arrête menant au somment et on aura atteint notre objectif. La partie est difficile et nous avançons lentement. Lorsqu'enfin, nous atteignons le sommet du Huayna Potosi, après 6 heures d'ascension, nous avons du mal à nous réjouir; la fatigue l'emporte sur la satisfaction. Nous pensons aussi qu'il va falloir redescendre et que cela risque de ne pas être facile. Et effectivement, la descente est dure, très dure. Je ne me sens toujours pas très bien, je vomis; l'altitude et les efforts, sans doute. Le soleil s'étant levé, nous nous apercevons à quel point la pente était difficile et dangereuse à cause des crevasses. Après 2 heures de descente, nous arrivons à Campo Alto Roca; nous nous y reposons 1 heure avant de rejoindre le 1er camp de base. Nous allons maintenant rejoindre La Paz en voiture. Enfin! |
| |  | l'ascension du Huayna Potosi débute à 2h00 du matin... |
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| | ... et se termine à 8h00 par une dernière crête avant le sommet (Huayna Potosi) |
|  | enfin au sommet! Huayna Potosi - 6088 m ... |
|  | En compagnie d'un de nos guides, William, et de Lluis, compagnon de notre ascension (Huayna Potosi) |
|  | On est montés là-haut ? (Huayna Potosi) |
| De retour à La Paz, nous n'avons qu'une envie : dormir. Ce n'est qu'après avoir récupéré physiquement que nous commençons à apprécier notre exploit. On serait même prêts à retenter un autre sommet si l'occasion se représentait. Enfin peut-être... Au sommet, on avait du mal à montrer notre reconnaissance à Victor, notre guide, qui nous a permis d'arriver en haut. Victor n'a jamais émis de doute sur notre capacité à réussir; il a été patient avec nous et a su nous dire de nous reposer quand nous en avions besoin. Alors, un grand merci à Victor pour nous avoir permis de réaliser cet exploit. |
| Après tant de jours passés à dans la région de La Paz, il est maintenant temps d'avancer. Nous quittons la capitale en direction du Lac Titicaca pour arriver à Copacabana par une superbe route surplombant le lac. Pour rejoindre Copacabana, nous avons le choix entre 2 routes, celle passant par le Pérou et l'autre par le Détroit de Tiquina en empruntant un bac. Nous choisissons de traverser par le détroit. C'est rapide mais un peu inquiétant quand même car la barge qui nous emmène n'est pas en très bon état. Le village de Copacabana n'est pas comme nous nous l'étions imaginé. Il est surpeuplé, embouteillé et sale. Nous sommes en plein dans la semaine durant laquelle les Péruviens effectuent un pèlerinage en hommage à la Vierge de Candelaria. Pour échapper à l'effervescence et au brouhaha, nous nous éloignons du village et nous installons au bord du lac pour la nuit. Le lendemain, nous prenons un bateau pour l'Isla del Sol où nous passons la journée, nous promenant du nord au sud de l'île en empruntant un sentier de pierre courant sur les crêtes. C'est une superbe balade que nous faisons un peu rapidement car le bateau, qui nous avait déposés à 10h30 au nord de l'île, nous reprend, à 15h30, au sud. Au passage, on s'arrête également visiter le petit musée de Cha'llapampa puis les ruines de Chincana. |
|  | Isla del Sol sur le Lac Titicaca |
|  | bateau en totora sur le Lac Titicaca |
|  | ruines de Chincana (Isla del Sol) |
|  | nord de l'Isla del Sol |
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|  | pèlerinage à la Vierge sur le Cerro Calvario (Copacabana) |
|  | bénédiction des véhicules (Copacabana) |
| | Valérie, Etienne, Arnaud et Hugo (Copacabana) |
| bénédiction du camping-car (Copacabana) |
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| Juste avant de quitter la Bolivie, nous retrouvons Valérie, Etienne, Arnaud et Hugo. Nous passons, ensemble, quelques moments à Copacabana. L'ambiance dans le village est toujours aussi intense; c'est fantastique de voir avec quelle ferveur les fidèles viennent prier sur le Cerro Calvario ou viennent faire bénir leur véhicule. Car ici, devant la belle cathédrale de Copacabana, des prêtres bénissent voitures, camions, bus... le tout dans une ambiance colorée et folklorique. Malgré l'attente de plus de 4 heures et un accrochage heureusement sans conséquences pour nous (mais pas pour le pare-choc avant du Péruvien endormi et un peu alcoolisé qui nous rentre dedans), nous décorons, nous aussi, notre camping-car et le faisons bénir.
Ceci fait, nous quittons Copacabana et la Bolivie pour entrer, avec nos amis, au Pérou. |
|  | en route pour le Pérou avec nos amis (Copacabana) |
| |  | lama ou poulet? |
|  | poulet-frites |
|  | chorizo |
|  | saltenas |
|  | gâteaux à la crème |
|  | jus de fruits frais |
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|  | feuilles de coca |
| Nous n'avons pas eu besoin de cuisiner en Bolivie; il y a partout de petits "restaurants" où l'on peut manger un repas complet pour 3 fois rien. La grande spécialité restant le poulet-frites (frites maison) dont on a vraiment abusé. Mais il y a beaucoup d'autres plats délicieux, à base de viande et accompagnés de patates et riz, comme le chicharron de cerdo, des morceaux de porc frits ou le pique macho, des morceaux de bœufs cuisinés avec des légumes et légèrement pimenté. Quant aux pâtisseries proposées sur les stands de rue, elles étaient toujours très fraîches et délicieuses. |
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En conclusion...
La Bolivie est un pays que nous avons beaucoup aimé, qui nous a permis de découvrir une population gentille et attachante, des paysages magnifiques et de ressentir quelques émotions fortes telles que celles éprouvées en descendant la Route de la Mort ou en gravissant notre 1er 6000 mètres, le Huayna Potosi. Le coût de la vie très bas nous a également permis de nous laisser aller et de nous faire plaisir. Pourvu qu'au Pérou, notre prochaine étape, nous prenions autant de plaisir.
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| |  | | L'immensité et la beauté du Salar de Uyuni |
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| | Les sensations ressenties en descendant la "Route de la Mort", la route la plus dangereuse du monde qui mène à Coroico, un petit village près de La Paz. |
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| | l'ascension du Huayna Potosi, sommet à 6088 m d'altitude de la Cordillera Real, exploit sportif que nous sommes allés chercher au fond de nos tripes |
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| | Les femmes qui, nombreuses, portent encore le costume traditionnel et donnent ainsi, à la Bolivie, une identité particulière |
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| | La saleté aux abords des villes et le long des routes. Néanmoins, les centres-villes sont propres. |
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| |  | Dates, nombre de kilomètres parcourus et étapes (description, coordonnées GPS, commodités) Cliquer sur l'image pour ouvrir le fichier
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|  | Villazon - 3440 m |
|  | Tupiza - 2950 m |
|  | Potosi - 4070 m |
|  | Sucre - 2790 m |
|  | Tarabuco - 3200 m |
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|  | Uyuni - 3669 m |
|  | Salar Uyuni - Isla Incahuasi 3440 m |
|  | Salar Uyuni - Isla Pescado 3653 m |
|  | Challapata - 3700 m |
|  | Termas de Obrajes - 3750 m |
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|  | Route 3 La Paz-Coroico 3208 m |
|  | La Cumbre - 4670 m |
|  | La Paz - centre-ville 3625 m |
|  | Mirador Lloco Llco - 4028 m |
|  | La Paz - aéroport 4058 m |
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|  | La Paz - centre ville 3645 m |
|  | Huayna Potosi - Camp de base 4700 m |
|  | Huayna Potosi - Campo Alto 5130 m |
|  | Copacabana - 3800 m |
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| |  Infos pratiques |
Dates |
Bolivie I : du 28/06/2012 au 01/07/2012 Bolivie II : du 10/07/2012 au 12/08/2012 |
Décalage horaire |
+ 5 h / France en hiver; + 6 h / France en été |
Monnaie |
le boliviano (Bs) change 1 € = 8.33 Bs A Tupiza, à la banque Banofie, nous avons pu demander une "Cash Advance" ou "Adelanto de Efectivo" sur notre carte Visa pour retirer une somme supérieure à celle disponible dans les distributeurs automatiques |
Coût de la vie |
bas. On mange pour une dizaine de Bolivianos, soit de 1 à 3€ même dans les villes touristiques. Les biens de consommation ou les services sont très bon marché. Les entrées de parcs ou de musées se situent entre 20 et 50 Bs, soit 2 à 6€. L'entrée à la Réserve Nationale de Fauna Andina "Eduardo Avaroa", dans le Sud-Lipez est la plus coûteuse, 150 Bs, soit 18€. Les excursions sont également bon-marché. Par contre, le diesel, pour un étranger, est cher. |
Langue |
espagnol |
Climat |
juin/juillet : temps sec, souvent frais (de 10 à 20°C le jour) mais toujours ensoleillé; nuits froides avec des températures souvent en-dessous de 0°C avec un minimum de -22°C dans le Sud Lipez. |
Douane : entrée |
CL/Paso Portezuelo del Cajon - Hito Cajon nous : présenter les passeports; Une autorisation de 30 jours est automatiquement délivrée. On remplit un formulaire que l'on conserve jusqu'à la sortie du pays. camping-car : douane Apacheta (à 80km de la frontière); enregistrement du véhicule par les douanes sur présentation de la carte grise du véhicule et du passeport du conducteur; une autorisation de 90 jours nous a été délivrée. AR/La Quiaca - Villazon Les bureaux se trouvent dans les mêmes bâtiments que ceux de la douane argentine nous : présenter les passeports; Une autorisation de 30 jours nous a été délivrée bien qu'on ait demandé 90 jours! On remplit un formulaire que l'on conserve jusqu'à la sortie du pays. camping-car : enregistrement du véhicule par les douanes sur présentation de la carte grise du véhicule, du passeport du conducteur et de la police d'assurance; une autorisation de 90 jours nous a été délivrée. Une fois la frontière passée, après le pont, se présenter au Bureau d'immigration (Migraciones) où un policier contrôle et tamponne l'autorisation du véhicule.
Nous avons pu faire prolonger notre visa de 30 jours à La Paz au Bureau d'immigration (Migraciones) - (rue Camacho no. 1468) sur présentation de nos passeports, d'une photocopie de la première page du passeport ainsi que de la page du visa et d'une photocopie du formulaire remplie à l'entrée dans le pays. |
Douane : sortie |
Hito Cajon - CL/Paso Portezuelo del Cajon nous : présenter les passeports pour valider la sortie et rendre le formulaire rempli à l'entrée dans le pays. Nous avons dû payer 15 BOL/pers, sans ticket! Il s'agit peut-être d'une arnaque. douane Apacheta (à 80km de la frontière) camping-car : rendre l'autorisation délivrée à l'entrée. Copacabana - PE/Yunguyo nous : présenter les passeports pour valider la sortie et rendre le formulaire rempli à l'entrée dans le pays. camping-car : rendre l'autorisation délivrée à l'entrée. |
Assurance camping-car |
Assurance prise en Argentine valable pour la Bolivie Attention : l'assurance nous a été réclamée à l'entrée dans le pays à la douane de Villazon. |
Nombre de km |
Bolivie I : 346 Bolivie II : 2737 |
Nombres de jours - nuits |
Bolivie I : 3 Bolivie II : 33 |
Nombre de nuits camping |
aucune |
Diesel |
diesel : prix pour les touristes 9.46 Bs soit 1.14€. Le prix pour les Boliviens est de 3.72 Bs! Il est possible, dans certaines stations, de négocier un prix plus bas sans facture (de 4 à 7 Bs). Le diesel étant de mauvaise qualité, nous ajoutons de l'additif Bardal acheté en Argentine. |
Eau |
dans les parcs; nous traitons l'eau au Micropur |
Electricité |
220V. Les prises "fines" ne nécessitent pas d'adaptateur, les autres ont besoin d'un adaptateur plus fin |
Routes et autoroutes |
La plupart des routes sont en très bon état, souvent très récentes. Elles sont presque toujours payantes; nous avons payé environ 120 BS, soit 15€ pour tous nos trajets. Sud Lipez : piste |
Gaz |
Remplissage de bouteilles : Nous avons pu faire remplir notre bouteille Australienne qui a le même embout que les bouteilles boliviennes (cf photo Infos Pratiques Australie). Potosi Usine YPFB; 25 Bs / 10 Kg soit 3 € (propane 70%). (S19 34.639 W65 45.672) Uyuni Usine YPFB; 22.50 Bs / 10 Kg soit 3 € (S20 27.368 W66 48.850)
N'ayant pas pu faire remplir notre bouteille suédoise en résine, nous avons également acheté une bouteille de gaz. On en trouve dans les "tiendas", petits magasins.215 Bs la bouteille vide de 10 Kg, soit 26 €. Nous y avons également acheté un raccord nous permettant maintenant de remplir nos bouteilles de gaz nous-mêmes. |
Guide |
Lonely Planet "Bolivie" en français |
Carte routière |
Cartes GPS Garmin téléchargées sur http://garmin.na1400.info/routable.php (cliquer sur GPS pour les détails) Carte "Bolivia" - ITMB achetée en France : pas très précise |
Internet |
nombreux cybercafés mais peu possèdent le wifi ou permettent de connecter son propre ordinateur; 2 à 4 BOL/heure, soit < 0.50 €. Peu de réseaux wifi non sécurisés |
Laveries |
Sucre (Laverap - Calle La Paz no. 587) : 8 Bs /Kg lavé et séché, soit 1 €/Kg La Paz (Lavenderia Maya - Calle Sagarnaga no. 339) : 10 Bs /Kg lavé et séché, soit 1.20 €/Kg |
Ferry |
Lac Titicaca : San Pablo de Tiquina (S16 12.978 W68 50.869) - San Pedro de Tiquina (S16 13.288 W68 51.138) Durée : 15 mn - 750 m Coût : 50 Bs à payer sur le bac, soit 6€ |
Infos Sud Lipez |
De la frontière sud de Hito Cajon à la Laguna Colorada dans la Réserve Nationale de Fauna Andina "Eduardo Avaroa" - Fin juin
La bifurcation pour la frontière bolivienne de Hito Cajon se trouve sur la route chilienne no. 27, à 42 km de San Pedro de Atacama et à 115 km de la frontière argentino-chilienne du Paso de Jama. La piste, en terre et cailloux, est large et accessible à un camping-car classique comme le nôtre (traction avant; 6.64 m et une garde au sol moyenne), néanmoins, certaines parties comportent des ornières. Avant de partir, il faut impérativement se renseigner sur les conditions météorologiques (risque de neige), avoir un chauffage efficace à plus de 4000 m d'altitude (fin juin, nous avons eu des températures nocturnes de -22°C) et avoir fait le plein de carburant (possible à San Pedro de Atacama au Chili ou au Paso de Jama en Argentine). Il nous semble toutefois prudent de ne pas effectuer ce parcours seuls car les conditions sont extrêmes. A presque 5000 m d'altitude, nous pouvons à tout moment souffrir du mal des montagnes, souffrir du froid, tomber en panne sans pouvoir se faire dépanner. Les pistes ne sont pas en très bon état et il y a peu de gens qui passent. Il n'y a aucun réseau téléphonique et le seul moyen de communiquer est de se rendre dans un des bureaux du parc, souvent à plusieurs dizaines de kilomètres, pour faire un appel radio…
Parcours détaillé : tracé Mapsource téléchargeable ci-dessous. Bifurcation route Bolivie depuis le Chili - Km 0 - 4614 m - S22 55.217 W67 48.344 Frontière et immigration bolivienne - Km 5 - 4499 m - S22 52.872 W67 47.931 Entrée Reserva Nacional "Eduardo Avaroa" - Km 11 - 4400 m - S22 49.908 W67 46.743 Lagunas Blanca et Verde - Km 18 - 4400 m - S22 47.271 W67 49.092 Termas de Polques - Km 55 - 4397 m - S22 32.149 W67 38.975 Laguna Salada - Km 58 - 4410 m - S22 30.687 W67 38.697 Geysers Sol de Manana - Km 76 - 4870 m - S22 26.125 W67 45.490 Douane Apacheta - Km 85 - 5020 m - S22 26.417 W67 48.329 Laguna Colorada - Km 117 - 4278 m - S22 14.319 W67 44.396 |
Infos Salar de Uyuni |
Avant de rentrer sur le Salar, nous avons fait traiter notre véhicule contre la corrosion provoquée par le sel. En en sortant, nous avons fait relaver le véhicule. Nous sommes rentrés dans le Salar de Uyuni par le village de Colchani. La piste du village de Uyuni à Cochani n'est pas en très bon état. Nous avons ensuite suivi une trace, sur le Salar, jusqu'à l'Isla Incahuasi. A cet endroit, le sol est lisse et l'on peut y rouler sans danger à une vitesse correcte. Ensuite, jusqu'à l'Isla Pescado, le sol est plus marqué et bosselé. Les touristes s'arrêtent en général à l'Isla Incahuasi tandis que presque personne ne va jusqu'à l'Isla Pescado. C'est évidemment cette dernière qu'on a préférée.
Parcours détaillé : tracé Mapsource téléchargeable ci-dessous. Uyuni (bivouac) : S20 27.935 W66 49.498 Uyuni (traitement cc) : S20 26.887 W66 50.068 Isla Incahuasi -3653m : S20 14.415 W67 37.621 Isla Pescado -3653m : S20 07.934 W67 48.707
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Infos "Route de la Mort" |
La "Route de la Mort" part de la route no.3, 31 km après la Cumbre en direction de Coroico. La descente se termine après 35 km de piste. Les 20 premiers kilomètres sont étroits et longent un précipice impressionnant tandis que les 15 derniers sont larges et sans danger.
Règles à suivre pour descendre:
- rouler à gauche, côté précipice
- donner la priorité à celui qui monte
- éclairer ses feux et utiliser le klaxon dans les virages
Parcours détaillé : tracé Mapsource téléchargeable ci-dessous. La Cumbre : S16 20.307 W68 02.440 Départ "Route de la Mort" : S16 17.366 W67 49.646 Arrivée "Route de la Mort" : S16 11.626 W67 44.555 |
Infos "Huayna Potosi" |
Agence Altitud 6000 rue Sagarnaga no. 389 La Paz www.altitud6000.com 3 jours/ 2 nuits en refuge, repas et équipement compris (vêtements, matériel d'escalade sur glace, sac-à-dos, sac-de-couchage) : 1'400 Bs, soit 168€. Guides très professionnels, cuisinière.
Une autre agence consultée nous a paru très professionnelle, l'agence Huayna Potosi; elle possède ses propres refuges. rue Sagarnaga no. 398, angle rue Illampu La Paz www.huanay-potosi.com/net prix : 1050 Bs
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| Sud Lipez - télécharger les waypoints et le tracé compatibles Mapsource / GPS Garmin : |
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