Namibie sud

20.01.2019 / 17.02.2019


Notre séjour en Afrique a débuté dans le port namibien de Walvis Bay en juin dernier et après 7 mois 1/2 de voyage, nous sommes maintenant de retour en Namibie. Lorsque nous sommes arrivés, c'était l'hiver austral et la saison idéale pour visiter le pays. Aujourd'hui, nous sommes en plein été et c'est peut-être le pire moment pour être là; spécialement pour visiter le sud du pays. Il fait maintenant très chaud, plus de 40°C le jour et la nuit, les températures ont du mal à redescendre. Jusqu'à présent, nous étions toujours dans les meilleures périodes pour voyager. Ces prochains mois, il faudra sans doute subir la chaleur puis la pluie. Tout ceci était prévu mais il était impossible de faire un itinéraire différent en tenant compte à la fois des points d'intérêts, des routes, du climat et de la durée des visas. Nous nous attendons donc à vivre des moments assez difficiles.

Le désert namibien - Gondwana Cañon Park

Il ne fait pas plus chaud dans le sud de la Namibie que dans le nord de l'Afrique du Sud mais, la différence est qu'hier, à Upington, en Afrique du Sud, nous étions confortablement installés sous les arbres d'un camping au bord de l'Orange River et aujourd'hui, nous roulons sur une route au milieu du désert sans rien pour nous abriter du soleil. Enfin pas tout à fait car, tout à coup, sur notre route, un bel acacias donne de l'ombre à une petite aire de pique-nique. C'est tellement miraculeux que nous n'irons pas plus loin; on a trop peur de ne pas retrouver si belle occasion. On s'installe donc à l'ombre et on attend que la nuit et la température tombent. Pour la première fois du voyage, on sort la douche extérieure et, de temps en temps, on s'asperge pour retrouver un peu d'énergie. A 20h, le soleil a disparu mais la chaleur est toujours là. A minuit, il fait encore 28°C à l'extérieur et le vent chaud ressemble au souffle d'un sèche-cheveux. A l'intérieur du camping-car, on apprécie notre ventilateur 12V qui nous permet de dormir; sans lui, on serait secs.
Le lendemain matin, 21°C au réveil. On profite un peu de la fraîcheur avant de reprendre la route vers Fish River Canyon. On traverse la petite ville de Karasburg, puis le lieu-dit Grünau constitué de quelques baraques éparses puis on attaque les pistes; d'abord la C12, puis la C37 qui nous fait entrer dans le Gondwana Cañon Park. Ce sont de bonnes pistes de terre un peu gravillonnées sans trop de relief. Nous y croisons des autruches, des oryx et des springboks et quelques voitures de touristes, sinon rien. 

Dans l'après-midi, nous faisons une pause au Cañon Road House, un hôtel restaurant vintage décoré d'affiches anciennes, de vieilles autos et d'accessoires automobiles. Un endroit vraiment chouette et plein d'humour.

Cañon Road House avec une petite surprise dans les toilettes... 
Gondwana Cañon Park

Douche rafraîchissante
Gondwana Cañon Park






Puis nous bivouaquons non loin de là à quelques centaines de mètres de la piste près d'un point d'eau asséché. Ce soir, la fraicheur arrive un peu plus tôt et le vent nous permet de nous passer de ventilo pendant la nuit.

Bivouac dans le Gondwana Cañon Park

Le matin, au moment de démarrer le véhicule, mauvaise surprise; la batterie est à plat. Depuis quelques temps, nous avons des soucis pour démarrer. La première fois que ce problème est apparu, c'était au Zimbabwé. Puis cela s'est reproduit de temps en temps et depuis quelques semaines, tous les jours, chaque matin. Le camping-car démarre puis après quelques secondes, il s'arrête. Au bout de plusieurs tentatives de redémarrage, il finit par partir. Quand il est chaud, nous n'avons jamais de problème. Nous avons fait contrôler le véhicule en Afrique du Sud chez Isuzu et rien d'anormal n'a été détecté sur le véhicule lui-même ce qui a confirmé le diagnostic de Jean qui pense à un problème de fuite sur le filtre à gasoil Racor, un filtre additionnel que nous avons fait ajouter avant de partir. Nous avons tenté de faire réparer le filtre par 2 fois en Afrique du Sud mais, il fuit toujours. Ce matin, le véhicule a démarré comme d'habitude puis s'est arrêté; la batterie n'a semble-t-il pas résisté aux tentatives suivantes de redémarrage.

Batterie véhicule morte
Crevaison
Remplacement du filtre diesel additionnel
Gondwana Cañon Park

Le diagnostic étant fait, il faut maintenant se faire dépanner. Nous ne sommes qu'à 800 mètres de la piste; je la rejoins pour trouver de l'aide. Après 1/2 heure d'attente, une voiture apparaît enfin. Ce sont des touristes français et allemands; je retourne avec eux jusqu'au Cañon Road House. De là-bas, un employé me ramène au bivouac où Jean redémarre le véhicule avec la batterie de celui venu nous dépanner mais, il n'y a aucun doute, la batterie est morte. Nous n'avons d'autre choix que de rejoindre une ville pour en acheter une nouvelle. Heureusement, à 130 km un peu plus au nord (c'est-à-dire à l'opposé d'où on allait), Keetmanshoop est une ville où on trouve tout. Dans la journée, le problème est résolu. Nous reprenons alors la direction de Fish River Canyon pour bivouaquer en bord de route dans le Gondwana Cañon Park. Alors que nous sommes posés depuis quelques minutes, Jean s'aperçoit qu'on a une roue crevée ; une pièce métallique de 2 centimètres a entaillé le pneu. Quelle journée ! Demain, retour à Ketmanshoop pour faire réparer le pneu.
Cette fois, avant de s'occuper du pneu, Jean tient à régler le problème du filtre gasoil défectueux car, tous les matins, ne pas savoir si oui ou non on va démarrer commence à nous agacer. De plus, si, une nuit, nous sommes en danger et que nous devons partir rapidement, on ne le peut pas. A Upington, en Afrique du Sud, qui est pourtant une grande ville, le diéséliste que nous avions sollicité avait été incapable de nous trouver un nouveau filtre; à Keetmanshoop qui est une toute petite ville, le garagiste chez qui nous emmenons le camping-car nous en trouve et le change en adaptant le support en peu de temps. Quant au pneu, un réparateur colle un patch à l'intérieur pour colmater le trou. Cela devrait tenir.
Après ces 2 réparations, nous sommes plutôt confiants mais cependant, on ne reprend pas tout de suite la route. On campe une nuit à Keetmanshoop au camping municipal et le lendemain, avant de repartir en fin d'après-midi, on teste le véhicule.

Retour dans le Gondwana Cañon Park

Hier soir, le trajet s'est bien passé et le bivouac le long de la piste F605, était tranquille. Pas de mauvaise surprise ni de visite de gardes comme 2 nuits auparavant lorsque nous étions garés dans le parc Gondwana. En effet, dans le parc, le camping sauvage est interdit et un garde nous a contrôlés. Il nous a mis en garde contre les prédateurs et a exceptionnellement accepté que nous restions car nous lui avons montré que nous avions un pneu crevé. Quoi qu'il en soit, ce jour-là, il aurait fallu être très convaincant pour nous faire quitter notre emplacement en pleine nuit. Après une panne de batterie, un aller-retour à Keetmanshoop de 250 km et un pneu à plat, on n'était pas prêts à bouger de là.

Fish River Canyon - Ai Ais and Fish River Canyon Park

Cela semblait mal parti mais on finit par y arriver à ce fameux canyon de la Fish River et ça vaut le coup. Le panorama est grandiose. Quelques points-de-vue, que l'on parcourt en véhicule, sont aménagés le long du canyon à une dizaine de kilomètres de l'entrée du parc. A cet endroit, le fleuve ou plutôt le lit du fleuve car il ne reste que quelques gouilles d'eau, forme des méandres à plusieurs centaines de mètres au-dessous de nous. La roche, le sable, le vide, le soleil de plomb, ici, le désert est infini.

Babouins - Ai Ais Hot Springs

Après avoir déjeuné au-dessus du canyon, nous partons vers les Ai-Ais Hot Springs, les sources chaudes. Autant dire que si nous passons la nuit et la journée du lendemain dans ce "complexe thermal", ce n'est pas pour profiter des bains chauds. Ce n'est décidemment pas la saison. Même la piscine extérieure est à plus de 35°C. Il ne faut pas compter sur elle pour nous rafraîchir. C'est dommage de ne pouvoir profiter des infrastructures thermales car si, dans ce camp, les bâtiments sont plutôt vieillots, les thermes sont superbes et les soins et les massages proposés sont très bon marché.

Route C37 - Ai Ais and Fish River Canyon Park

Depuis une semaine, nous alternons bivouac sauvage et camping. Les campings sont généralement les seuls endroits où il y a un peu de végétation et donc un peu d'ombre. Nous faisons du camping sauvage lorsque nous roulons l'après-midi et que nous savons que le coucher du soleil est proche. Dans ce cas, nous n'avons pas besoin de trouver d'emplacement ombragé. On peut s'installer un peu où on veut. Ce soir, en quittant les thermes, nous dormons dans le lit de la rivière asséchée Gamchab puis le lendemain nous passons la journée dans un camping au bord de l'Orange River, à Bo-Plaats.

Bivouac dans le lit du Gamchab asséché

Ce camping rudimentaire sans eau potable ni électricité est, grâce au fleuve Orange qui coule le long, un petit oasis au milieu du désert. Le gardien y fait pousser quelques légumes et de beaux arbres fruitiers dont les mangues font le régal des babouins.

Route C37 - Ai Ais Park

Point-de-vue sur l'Orange River - Ai Ais Park
Le fleuve Orange fait frontière avec l'Afrique du Sud ; nous le longeons jusqu'aux environs de la ville minière de Rosh Pinah. C'est là que débute le Sperrgebiet, une zone dont l'accès est restreint afin de protéger les mines et gisements de minéraux, principalement les mines de diamants d'Oranjemund, à l'embouchure du fleuve mais aussi celles situées le long de la côte jusqu'à Lüderitz. Tout le long de son cours, le fleuve Orange a permis, en Afrique du Sud, d'irriguer des milliers d'hectares de vergers, vignes ou cultures de céréales dans des régions quasi désertiques ici, il permet de trouver des diamants... C'est un fleuve vraiment précieux pour le sud de l'Afrique. 

Chevaux sauvages - Garub

A Rosh Pinah, nous retrouvons une belle route asphaltée qui rejoint, après 165 km, à Aus, la route principale B4. Le long de la route, nous apercevons quelques chevaux sauvages puis, à un point d'eau artificiel construit à Garub en retrait de la B4 plusieurs dizaines ; surtout le matin, entre 6h et 8h. Ils sont près de 50 à venir s'abreuver pour notre plus grand plaisir; nous avons bivouaqué sur place pour les attendre. Nous n'avons qu'à baisser le store de la fenêtre de notre chambre pour les voir. Autre plaisir ce matin, il fait 13°C. Hier déjà, la température n'avait pas dépassé les 35°C en milieu d'après-midi. Les prévisions météo des jours suivants indiquent qu'à Lüderitz, au bord de l'Océan Atlantique, elle ne devrait pas excéder 32°C. On est enfin sorti de la fournaise !

Kolmanskop, ville fantôme

A Lüderitz, non seulement les températures sont agréables mais en plus, le temps est très ensoleillé et il n'y a presque pas de vent; ce qui est apparemment très rare. Nous en profitons pour visiter Kolmanskop, la "Ville Fantôme". Cette ancienne ville minière construite par les Allemands au début du XXème siècle et abandonnée depuis des décennies semble s'enfoncer petit à petit dans une dune de sable. Le sable entre par toutes les portes et fenêtres des anciens bâtiments, les baraques des ouvriers, celles des ingénieurs, les boutiques ou les ateliers... L'ancien casino-théâtre a été restauré et présente des objets et photographies retraçant la vie des habitants de Kolmanskop. C'est la vie... et la mort de ces villes sorties de terre lorsqu'un filon est trouvé et abandonnées aussitôt lorsque celui-ci est épuisé. Puis une autre ville est alors reconstruite un peu plus loin...

Baie de Sturmvogelbucht - Lüderitz

Péninsule de Lüderitz - Sperrgebiet national park

Lüderitz, sa voisine, n'a pas subi le même sort. C'est une ville plutôt active qui gère l'activité minière et l'industrie de la pêche. Avant d'en faire le tour, nous visitons ses environs dans la partie autorisée du Sperrgebiet. Nous nous arrêtons pour bivouaquer sur une belle plage dans la baie de Sturmvogelbucht avant de rejoindre Grosse Bucht un peu plus au sud. Entre ces 2 points, nous apercevons sur les îles alentours des phoques, des manchots ainsi que des flamands roses. L'endroit est très sauvage et les plages sont belles mais, la température de l'eau n'incite pas à se baigner. C'est d'avantage fait pour les phoques et les manchots que pour nous.

Un petit air germain - Lüderitz

Port de Lüderitz

Lorsque nous quittons Lüderitz, le vent s'est levé et sur la route, c'est une véritable tempête de sable qui nous menace. Heureusement, lorsque nous nous éloignons de la côte, le vent faibli et lorsque nous retrouvons Garub et ses chevaux sauvages pour bivouaquer, les conditions météo sont redevenues idéales.

Tempête de sable en quittant Lüderitz

Le lendemain, nous partons en direction de Sesriem et des dunes de Sossusvlei. Nous empruntons la jolie piste 707 avant de rejoindre la C27. Les paysages sont aussi beaux que cette piste est mauvaise. La tôle ondulée nous fait zigzaguer d'un côté et de l'autre de la route avec l'espoir de suivre une meilleure trace mais, c'est peine perdue. En milieu d'après-midi, on arrive à Betta où se trouvent un petit camping avec piscine et une station-service. On en a un peu assez de la chaleur, du sable et surtout de la route alors on se pose là pour passer la soirée et une partie de la journée du lendemain.

Route C27 d'Aus à Sesriem

Route C27 d'Aus à Sesriem

Et le lendemain, ça recommence. Paysages sublimes au milieu des dunes accompagnés par les oryx qui décidemment ne craignent pas la chaleur, les zèbres et les autruches et piste C27 toujours aussi pénible. Le soir, pas de camping mais un bivouac en pleine nature où les oryx viennent nous tenir compagnie.

Zèbres - NamibRand reserve

 Oryx - NamibRand reserve

Après 2 jours de route et 160 km sur la mauvaise piste C27 dans le désert du Namib, nous arrivons en début de matinée à Sesriem, porte d'entrée de Sossusvlei, un des plus beaux endroits de Namibie. Si le réseau routier pour arriver à Sesriem n'est pas terrible (des cyclistes nous confirmeront que la piste venant du nord "it is shit" également), en revanche, les 65 km qui mènent aux dunes et au lac salé de Sossusvlei sont goudronnés. On se réjouit de ce passage même si cela enlève un peu de parfum d'aventure. Mais pour l'aventure, les Namibiens ont tout prévu ; les 4 derniers kilomètres se font sur une piste très sablonneuse ou seuls les 4x4 de moins de 3.5t sont autorisés à aller. Jean qui a pris goût à ce type de terrain se régale et comme d'habitude, dans le sable, notre pick-up Isuzu est épatant (pression des pneus 1.8b). 

Dunes de Sossusvlei

Sossusvlei

A Sossusvlei, le plaisir n'est pas seulement de contempler les dunes mais aussi de monter dessus et de les franchir. Avec l'extrême chaleur, l'exercice est rude (surtout pour les plantes de pied quand on est en sandales) mais gratifiant. Comme nous sommes arrivés un peu tard, la plupart des touristes sont déjà partis et nous profitons presque seuls des paysages. Les dunes ocres, les arbres fantomatiques sur les salars... c'est magnifique.
Gnous - Sossusvlei

Sesriem Canyon

Avant de quitter Sossusvlei, nous faisons un petit détour pour marcher dans le lit de la rivière Sesriem puis nous allons camper au Sossus Oasis Campsite. Nous aurions bien aimé rester dans le camp du parc national pour profiter des paysages de Sossusvlei au coucher et au lever du soleil mais les prix de ce camping ayant été multipliés presque par 2 cette année, nous trouvons que cela ne vaut pas le coup. 

Tanya et Simon en route pour Le Cap 

Rencontres françaises - Sessriem

Au Sossus Oasis, nous faisons la connaissance d'un couple de cyclistes qui parti d'Allemagne, traverse maintenant l'Afrique sur le mythique tracé allant du Caire au Cap. Simon est allemand, Tanya est sud-africaine et l'idée de partir d'Allemagne pour rejoindre l'Afrique du Sud est tout un symbole.  
Nous croisons également une famille franco-belge, Astrid, Alexis et leurs 3 petites filles qui se sont offerts une année sabbatique pour faire le tour de l'Afrique. Lorsqu'ils débarquent au camping à la nuit tombée, ils ont plein d'anecdotes à nous raconter et pas mal concernant les petits soucis mécaniques sur leur véhicule (le jour même, la C27 a été fatale à l'une de leur roue). En 6 mois, leur 4x4 a eu plusieurs pépins mais ils gardent le sourire et un grand enthousiasme pour la suite du voyage. Quant aux filles, elles ne semblent prendre que le meilleur.  

Passage du Tropique du Capricorne

Il nous reste encore pas mal de kilomètres de pistes avant d'arriver à Walvis Bay. Entre les 2 étapes, nous dormons à l'emplacement où est signalé le Tropique du Capricorne, en bord de route et le lendemain, le 6 février, 8 mois jour pour jour, nous sommes de retour à Walvis Bay. Nous retrouvons les lieux que l'on connaît déjà, le front de mer et son restaurant The Raft où nous fêtons notre boucle africaine accomplie (Namibie, Botswana, Zimbabwé, Mozambique, Swaziland, Afrique du Sud, Lesotho et Namibie), la dune 7 où nous passons encore une nuit, le Dunes Mall, un centre commercial, où l'on est surpris par le luxe qui, venant tout juste d'arriver de France ne nous avait pas paru si clinquant mais qui, après avoir traversé plusieurs pays africains nous semble extraordinaire, les flamands roses, les pélicans, etc...

Front de mer

Pélicans
Walvis Bay
Flamands roses

Dune 7 - Walvis Bay

Nous sommes donc début février et nous souhaiterions ne pas arriver en Zambie, notre prochain pays à visiter avant fin mars au moment où la saison des pluies prendra fin. En Namibie, nous avons déjà visité la partie nord du pays en juin et juillet dernier, nous venons de parcourir le sud et il nous reste encore 3 semaines pour aller jusqu'à la frontière zambienne. Il reste donc 1 bon mois à occuper. Nous envisagions de partir "sac-à-dos" quelque part mais le prix des avions depuis la Namibie et le fait de voyager sans notre camping-car nous en ont dissuadés. Nous décidons donc de faire une pause à Swakopmund, une ville balnéaire située à quelques kilomètres au nord de Walvis Bay. Le climat est ultra favorable et la ville très agréable. Nous sommes installés dans un joli camping en bord de mer, le Tiger Reef, qui nous permet de profiter de ces journées de repos. 

Swakopmund est une ville de plus de 40'000 habitants et on y trouve tout, commerces, artisans, etc... Ici, les "Européens" vivent sur le même standard de vie que chez nous. Jean profite de notre arrêt pour faire faire quelques réparations sur le camping-car (pose de rivets sur un encadrement de porte d'un coffre, réparation du pare-brise que l'on a changé il y a 1 mois, changement d'un néon) et pour lui donner une petite touche africaine en ajoutant des pattes de lion sur le capot. Etrangement, c'est lorsqu'on est à l'arrêt que les journées passent le plus vite ; on essaye de se remettre en forme en allant courir, on se baigne dans une petite baie abritée où finalement l'eau n'est pas si froide que prévu, on planifie la suite du voyage et le soir, on partage nos repas avec Anna et Hubert, des voyageurs allemands. Ana et Hubert sont partis une première fois en 98 avec leurs 2 enfants en Amérique à bord d'un bus VW puis, après 3 ans de voyage, les enfants ont voulu revenir en Allemagne. Ils sont donc tous revenus mais, il y a 15 ans, les parents sont repartis et depuis, ils sont sur les routes. Leur vie se passe désormais ailleurs qu'en Allemagne où ils ne rentrent presque jamais. Contrairement aux autres voyageurs, ils restent très longtemps au même endroit et n'ont aucun plan pour la suite de leur voyage. En comparaison, alors que nous avons passé 3 mois en Inde, ils y sont restés 3 ans.  

Longue halte au Tiger Reef Camp Site en compagnie d'Ana et Hubert - Swakopmund

Swakopmund, cité balnéaire de l'Océan Atlantique

Combien de temps resterons-nous sur place avant que la bougeotte nous reprenne... la réponse dans la prochaine parution.



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