Egypte

14.11.2019 / 07.12.2019


Longue journée aujourd'hui à Argin... 5 heures pour sortir du Soudan et 5 heures supplémentaires pour rentrer en Egypte. Il est 18h45 et il fait nuit noire lorsque nous quittons enfin les bureaux des douanes avec notre camping-car maintenant immatriculé en Egypte. 

Passage de la frontière soudano-égyptienne  d'Argin

Si la procédure est longue et assez compliquée pour les employés des douanes, pour nous, en revanche, il n'y a rien à faire, sinon attendre et payer quelques taxes, les nouvelles plaques d'immatriculation, une puce pour être localisable et une assurance. L'attente débute devant la grille, une attente de 2 heures que nous passons en compagnie d'un chauffeur routier érudit qui nous offre thé et café. Une fois la pause-déjeuner terminée, il est 15h et nous rentrons enfin dans l'enceinte de la douane. Tout le monde nous souhaite la bienvenue, 1 fois, 2 fois, 10 fois. Contrairement à la douane soudanaise que nous venons de quitter, l'ambiance, ici, est très amicale et le personnel se met en 4 pour faire les formalités. La bonne humeur du personnel est communicative et nous nous amusons de la situation. Lorsque le douanier tamponne enfin notre CPD en faisant le geste de "je le fais, je le fais pas", tout le monde l'encourage et rigole. Avec ces allures d'acteur indien, sa gestuelle et ses farces à 2 balles, on se croirait dans un film de Bollywood. Si on ajoute une petite visite dans le bureau cosy (mais un peu kitch à notre goût d'Européens) au chef de la police (vêtu en survet Lacoste) qui regarde le match de foot Egypte-Kenya sur son grand écran plat, on peut dire qu'on ne s'ennuie pas vraiment à la douane égyptienne d'Argin. Mais il n'est si bonne compagnie qui ne se quitte et on pousse un ouf de soulagement quand tout est terminé. Comme il fait nuit en quittant la douane, il ne nous reste qu'à bivouaquer tout près d'ici dans le désert. Il est maintenant trop tard pour reprendre la route.

Dans le désert d'Argin à Abou Simbel

Un petit bivouac dans le désert n'est pas pour nous déplaire et les 150 km que nous parcourons dans ce même désert le lendemain matin pour rejoindre Abou Simbel non plus. Dans ce paysage de sable et de cailloux, aux environs de Toshka, nous découvrons, avec surprise, des parcelles cultivées et irriguées grâce à des canaux provenant du lac Nasser. Il s'agit d'un projet inauguré en 1997 pour créer une vallée artificielle ; un projet tellement couteux en eau qu'il semble peu à peu à l'abandon. 
 
Lac Nasser - Abou Simbel

Nous faisons une pause à Toshka afin que Jean vide dans le réservoir les 2 jerricans de diesel qu'il avait remplis au Soudan pour assurer la traversée du désert. Ils ne sont désormais plus utiles car, à partir de maintenant, il devrait y avoir partout des stations-services. Nous faisons ensuite une pause déjeuner dans un petit resto avant de reprendre la route en direction d'Abou Simbel. Depuis la frontière, la route est en parfait état et il n'y a aucune circulation.   

Sauvetage des temples d'Abou Simbel (archives)

Arrivés à Abou Simbel, nous avons le privilège, comme tous les voyageurs d'ailleurs, de bivouaquer sur le parking des temples qui surplombe le lac Nasser. On en profite pour visiter l'intéressant musée qui se trouve sur place et qui retrace le sauvetage des temples d'Hathor et Nefertari qui risquaient d'être noyés lors de la mise en service du nouveau barrage d'Assouan dans les années 60. En 1963, alors que les eaux du lac artificiel Nasser montaient, des équipes internationales ont découpé puis réassemblé pièce par pièce les 2 temples 65 mètres plus haut. Ce démontage est en soi exceptionnel mais pas unique car plusieurs temples situés le long du Nil dont celui de l'île de Philae à Assouan ont aussi bénéficié de ce projet. On remet la visite des temples le lendemain car il y a déjà 2 bus de touristes présents. Demain matin, très tôt, il y aura certainement moins de monde.

Temple de Ramsès II et Temple d'Hathor et Nefertari - Abou Simbel

Attendre le lendemain est un mauvais calcul car lorsque nous nous réveillons, il n'y a plus 2 bus mais une vingtaine. Qui a dit que l'Egypte était désertée par les touristes ? Malgré l'affluence, on apprécie beaucoup cette première visite d'un temple égyptien (en vérité, ce n'est pas la première visite puisque nous sommes déjà venus en Egypte plusieurs fois mais c'est la première durant ce voyage). Construits sous le règne de Ramsès II (1295-1229 av. JC), ces 2 temples taillés dans le grès sont dédiés à plusieurs dieux dont le pharaon Ramsès II et à une des nombreuses épouses de celui-ci, Nefertari. Statues monumentales, bas-reliefs, fresques, emplacement majestueux au-dessus du lac, sauvetage hors normes, etc... Il n'en fallait pas plus pour faire d'Abou Simbel un mythe.  

Petit accrochage - Assouan

Ce qu'il y a d'agréable à Abou Simbel, outre la visite des temples, c'est que la ville est petite, presque un village et que cela permet de s'y déplacer en toute sérénité. Par contre, lorsque qu'après avoir quitté Abou Simbel et parcouru 270 km de désert, on rejoint la vallée du Nil et Assouan qui compte 300'000 habitants, c'est tout autre chose. Les Egyptiens que nous avions trouvés plutôt sympas jusqu'à présent se métamorphosent en conducteurs sans foi ni loi. Leurs voitures qui ont tellement été percutées par d'autres sont toutes bosselées et leurs chauffeurs n'ont aucune gêne à forcer le passage quitte à y laisser un peu de peinture, un bout d'aile ou de pare-chocs. C'est dire que Jean est sur des œufs en conduisant. D'autant plus qu'à l'entrée de la ville alors que nous étions arrêtés à un contrôle, un camion militaire a oublié de s'arrêter derrière nous et a abîmé la cellule. Comme il s'agit d'un militaire, la police refuse d'enregistrer notre plainte. On insiste juste pour la forme mais on repart sans aucune compensation. Un petit trou dans de la fibre de verre, ça fait bien rire le militaire en cause... Bienvenue à Assouan !

Assouan

En plus, à Assouan, on n'a pas vraiment de bons plans pour passer la nuit alors on tourne dans la ville à la recherche d'un endroit. Finalement, sur la rive ouest du Nil, on trouve un emplacement à côté d'un terrain de foot et d'un petit hôtel, dans le centre d'un village, Gharb Seheil. On se renseigne auprès des voisins pour savoir si on peut dormir sur place et tous nous assurent que nous serons tranquilles. Enfin tranquilles... que nous serons en sécurité parce que la tranquillité, elle n'arrive qu'à partir de 2 ou 3 heures du matin. Le reste du temps, c'est très bruyant.

Boulangerie - Gharb Seheil, Assouan

Dans les rues d'Assouan

Au réveil, en faisant le tour du village, on s'aperçoit que l'on est au cœur d'un village nubien très touristique où les visiteurs débarquent en felouque dans le cadre d'excursions. Les petites maisons colorées avec leurs toits surmontés d'un dôme sont pour la plupart des hôtels ou des restaurants et les magasins, des boutiques de souvenirs. C'est joli mais ça manque d'authenticité. Un peu plus loin, au moment d'embarquer pour l'île de Philae, le monde et la visite express proposée (1 heure aller-retour avec le transfert en bateau et la visite du temple) nous dissuadent d'y aller. C'était peut-être un "immanquable" sur la liste des sites à visiter mais justement, il y a trop de monde qui ont peur de le louper. On préfère aller visiter le musée nubien qui retrace l'histoire et la culture de la Nubie, la région qui couvre le territoire entre Khartoum au Soudan et Assouan. En fin de matinée, nous nous baladons dans la ville d'Assouan, le long du Nil et dans les petites rues au milieu du souk. C'est agréable même si on est sollicités sans arrêt par les rabatteurs et les chauffeurs de taxi. Heureusement qu'ils ne sont pas insistants. On avait prévu de rester 3 jours sur place mais finalement, une journée aura suffi à voir ce qui nous intéressait. Nous quittons la ville dans l'après-midi pour nous rendre à Kom Ombo, un peu plus au nord où nous souhaitons visiter les temples de Sebek et d'Haroeris. Nous faisons une halte un peu avant, à Daraw, où nous trouvons un emplacement où passer la nuit le long d'un canal d'irrigation. Alors que nous tournons pour aller nous garer, une voiture arrive à pleine vitesse et veut nous doubler. On l'entend freiner puis on la voit piler à notre hauteur. On l'a échappé belle. Evidemment, le chauffeur et les passagers nous engueulent même si cela fait un moment que Jean a mis le clignotant pour tourner. On n'a pas encore éclairci l'usage du clignotant en Egypte. Ce que l'on a vu c'est que, pour tourner, personne ne l'utilise mais que, quelquefois, un chauffeur peut le mettre et dans ce cas cela signifie qu'il va tout droit (ça me fait penser à une histoire de blonde)... 

Temples de Sebek et d'Haroeris - Kom Ombo

Les temples de Kom Ombo (IIème et Ier siècle av. JC), plus récents que ceux d'Abou Simbel, bénéficient, eux aussi, d'un superbe emplacement au bord du Nil. Avec leurs gigantesques colonnes richement décorées, les temples impressionnent. Le dieu Sebek, auquel on rendait hommage à Kom Ombo, était représenté sous forme d'un crocodile. Celà explique pourquoi de nombreuses momies de crocodiles ont été découvertes dans les tombes des environs. Certaines de ces momies sont exposées dans le musée du site.

Le long du Nil entre ville et campagne  - Edfou

Après la visite de la matinée, nous continuons notre route vers Edfou. Nous y visitons le temple dédié au dieu Horus qui date à peu près de la même période que ceux de Kom Ombo. Le temple est situé en plein cœur de la ville ce qui, bien sûr, est un peu moins grandiose comme emplacement que celui des précédents temples mais qui n'enlève rien à la beauté du monument.

Temple d'Horus - Edfou

Bien conservé ou plutôt bien restauré, le temple est recouvert de fresques à l'intérieur comme sur les façades extérieures. il n'y a pas un centimètre carré qui ne soit décoré, sculpté, peint. On ne sait plus où donner de la tête ! 

Temple d'Horus - Edfou

Pour rejoindre les temples de Kom Ombo et celui d'Edfou, nous avons emprunté la route qui longe la rive est du Nil, une route fatigante avec une circulation assez dense et de nombreux dos-d'âne. A partir d'Edfou, nous quittons cette route pour prendre la route du désert qui mène à Louxor, à l'ouest de la vallée du Nil. Cela nous fait faire un détour mais c'est plus rapide. 

Petit détour dans le désert

En route, nous nous arrêtons dans un petit bar qui sert des boissons. Nous y buvons un thé histoire de faire connaissance avec ceux qui habitent ici et pour les prévenir que nous allons bivouaquer non loin. En Egypte, on ne sait pas, lorsque l'on s'arrête pour bivouaquer, si on est en sécurité ou pas. Le long de la route, on franchit d'innombrables contrôles militaires et policiers ce qui nous fait penser qu'il peu être dangereux de se déplacer seul et donc, même ici en plein désert, on préfère prendre quelques renseignements et quelques précautions.

Temple de Karnak  - Louxor

Finalement, la nuit se déroule sans problème et tôt le lendemain matin, nous reprenons la route vers Louxor. Cette fois, à Louxor, nous disposons d'un endroit où dormir, le Rezeiki Camp bien connu des voyageurs. L'hôtel dispose d'un grand parking et en plus, il est idéalement placé entre les temples de Karnak et ceux de Louxor (cela fait oublier le prix et la saleté de la chambre). A peine installés, nous partons visiter les temples de Karnak. En 2005, nous avions déjà fait cette visite et nous en avions gardé un souvenir émerveillé. Aujourd'hui, même si ce n'est plus une découverte pour nous, ces temples, vieux de plus de 4000 ans, nous paraissent toujours aussi impressionnants.

Temple de Louxor

Le lendemain, nous nous baladons dans Louxor, sur la promenade au bord du Nil qui est très bien aménagée. Depuis l'extérieur, nous prenons quelques photos du temple de Louxor et nous terminons la journée à l'hôtel.  

Sur les rives du Nil - Louxor

Rezeiky Camp - Louxor

Le lendemain, nous nous rendons, en camping-car, dans la Vallée des Rois qui se trouve sur l'autre rive du Nil où nous visitons quelques tombes (3 comme l'autorise le ticket d'entrée) puis le temple d'Hatchepsout. 

Vallée des Rois - Louxor

A l'intérieur des tombes des Rois - Louxor

Vallée des Rois - Louxor

Là aussi, pas vraiment d'effet de surprise puisque nous connaissions déjà les 2 sites. Si le temple d'Hatchepsout nous laisse assez indifférents, nous sommes, encore une fois, emballés par la visite des tombes des pharaons de la Vallée des Rois. Evidemment, les temples sont vides; il n'y reste que quelques sarcophages mais, par contre, les fresques qui décorent l'intérieur sont magnifiques. C'est une très belle visite.

Vallées des Rois - Louxor

Les monuments égyptiens sont tellement grandioses que l'on pense que l'on ne se lassera jamais d'en visiter et pourtant, après plusieurs jours de visite, on finit par s'ennuyer. Du coup, le temple d'Hatchepsout sera le dernier que l'on visitera. Au revoir la vallée du Nil et direction la Mer Rouge.

Temple d'Hatchepsout - Louxor

Nous mettons 1 heure 30 pour faire les 60 km jusqu'à Qena et pour quitter enfin la vallée du Nil. A partir de Qena, nous prenons la superbe route à 2 x 2 voies qui traverse le désert arabique et c'est beaucoup plus reposant. En fin d'après-midi, on s'arrête dans un canyon pour bivouaquer. L'endroit est à 1 ou 2 kilomètre de la route et nous permet de passer une nuit tranquille.

Désert Arabique, Qena - Safaga

Depuis quelques mois, nous nous interrogeons sur la suite de notre parcours. Ce que nous avions prévu, avant notre départ, c'était qu'en Egypte, au Sinaï, nous prendrions un bateau pour rejoindre la Jordanie afin d'éviter de passer en Israël (un passage en Israël étant une raison pour se voir interdire l'entrée en Arabie Saoudite). Ensuite, nous irions à Oman via l'Arabie Saoudite et les Emirats puis nous rentrerions en France par l'Iran, la Turquie et le sud de l'Europe. Sauf que nous n'avons plus envie de traverser l'Iran, la Turquie et le Sud de l'Europe. Ce sont des pays que nous connaissons déjà, c'est très long et ce ne sera pas la bonne saison. De plus, le visa saoudien qui n'est qu'un visa de transit de 3 jours n'est pas très facile à obtenir. Nous avons donc raccourci le programme. Après l'Egypte, nous irons visiter Israël puis la Jordanie et nous reviendrons en Israël pour prendre un bateau nous emmenant en Italie...
...C'était donc le plan d'il y a quelques semaines. Depuis, nous avons encore changé d'avis car nous avons appris que depuis fin septembre, l'Arabie Saoudite délivrait, en quelques heures et sans difficultés, via Internet, des visas de tourisme de 3 mois à entrée multiple et en discutant avec un chauffeur routier à la douane d'Argin, nous avons également appris qu'il y avait des bateaux de Safaga vers Duba an Arabie Saoudite. Donc à peine arrivés au bord de la Mer Rouge, à Safaga, le lendemain matin, nous ne filons pas sur les plages mais à la pêche aux informations pour savoir s'il est possible d'embarquer vers l'Arabie Saoudite. Malheureusement aujourd'hui, c'est vendredi et tout est fermé. Nous n'obtenons donc pas beaucoup de réponses sinon la confirmation que le ferry existe bien. C'est déjà ça. Voilà donc un nouveau programme : départ en ferry depuis Safaga vers Duba en Arabie Saoudite puis Emirats, Oman, retour Emirats et Arabie Saoudite puis visite de la Jordanie et Israël d'où nous partirons en direction de l'Italie par bateau. Ce parcours qui finalement ressemble un peu à l'itinéraire initial, avec en prime un séjour plus long en Arabie Saoudite et un passage en Israël, devrait prendre environ 4 mois. Par contre, nous zappons le Sinaï et la visite du Caire car, d'une part, nous connaissons et d'autre part, comme le départ d'Egypte se fera à Safaga, nous préférons rester sur cette côte pour profiter de la Mer Rouge.

Bivouac à Soma Bay - Safaga

Dans la baie de Soma, au nord de Safaga, nous bivouaquons dans un endroit magnifique à quelques mètres de la mer et à quelques brasses de la barrière de corail colorée et poissonneuse. Après avoir plongé et nagé dans de nombreuses mers du monde, la Mer Rouge restait un de nos meilleurs souvenirs et aujourd'hui encore, nous ne sommes pas déçus. 

Tout au bord de la Mer Rouge - Soma Bay
Snorkeling - Soma Bay

Safaga est une petite station balnéaire en comparaison de sa voisine Hurghada où nous n'étions encore jamais allés et où nous partons le jour suivant. Comme il ne nous semble pas possible de bivouaquer à Hurghada, nous avons réservé une chambre en demi pension au Magic Beach Hotel, un hôtel avec plage privée très bon marché sur Internet en dernière minute. Avant de quitter Safaga, nous trouvons les bureaux d'une compagnie maritime, Namma, qui assure 3 traversées de Safaga vers Duba. Nous voilà maintenant avec une proposition même si elle est assez vague car il est très difficile à la fois de se faire comprendre et de comprendre ce qu'on nous dit ; il n'y a pas grand-monde qui parle anglais ici. 

Carte postale d'Hurghada

Plongée - Hurghada

A Hurghada, nous ne profitons pas de la ville mais par contre on apprécie ces 4 jours tout confort passés à l'hôtel. Plage et bronzage, baignade, activités proposées par les GO et 2 belles plongées au large d'Hurghada. C'est tellement confortable que je suis presque anxieuse à l'idée de retrouver le camping-car et de repartir sur les routes... On se reprend vite en main, le temps de faire quelques courses au supermarché Carrefour, de faire faire la vidange du véhicule et, de retour à Safaga, de trouver une autre agence maritime, Alkahera, qui propose, elle aussi, des traversées vers Duba. Cette fois, nous avons une proposition claire et nous décidons de réserver le bateau qui partira dans 8 jours. Pour patienter, on commence par passer 2 jours dans la baie de Soma où nous avions bivouaqué auparavant puis nous partons en direction de Marsa Alam plus au sud.

Le long de la route du littoral de Safaga à Marsa Alam

Après une bonne centaine de kilomètres entre désert et littoral, nous faisons un arrêt sur une plage au nord d'El Quseir. La barrière de corail est toute proche avec un tombant d'au moins 20 mètres de profondeur. Le corail est incroyable. On y aperçoit une myriade de poissons colorés.

Plus au sud, vers Marsa Alam, le lendemain, nous nous arrêtons de nouveau en bord de mer pour bivouaquer et nager. Cette fois encore, les fonds et la faune sont splendides, raie aigle, raie pastenague... Quel plaisir ! Avec un bémol toutefois concernant les déchets de sacs et bouteilles en plastique présents tout le long du littoral.

Plage de Marsa Asaliy - Marsa Alam

Les 2 soirs suivants, nous retrouvons le même endroit après avoir passé la journée sur la plage de Marsa Asaliy où l'accès à la barrière de corail est très facile. Vers El Quseir, je m'étais un peu rayée en sortant car le corail affleurait la surface de l'eau alors que là, il n'y a aucun danger. C'est aussi un bon endroit pour la plongée bouteille avec un tombant de 30 mètres, de beaux fonds et un accès facile. Nous comptons jusqu'à 50 plongeurs dans l'eau avec nous. Sur ce spot, nous avons la change d'y voir une tortue et des raies. Que demander de plus ? Peut-être un dugong que nous espérions voir à Marsa Egla, la baie voisine car il y a un herbier et nous avons entendu dire qu'il y en avait dans le coin mais, malheureusement, nous n'en verrons pas.

Notre emplacement pour dormir n'étant qu'à quelques kilomètres de Marsa Alam, nous y faisons un petit tour chaque soir pour acheter quelques provisions. La ville, presqu'à l'abandon, n'a aucun charme mais nous y trouvons tout ce qu'il nous faut, même de l'eau pour nos réservoirs offerte par un commerçant.

Magnifique snorkeling à Marsa Asaliy - Marsa Alam

N'étant plus qu'à 2 jours du départ de notre bateau, après avoir passé la matinée à Marsa Egla, nous reprenons la route vers Safaga avec un arrêt à El Quseir pour la nuit. Le lendemain mercredi, alors que nous sommes presque arrivés à Safaga, l'agent de la compagnie Alkahera nous prévient que la traversée est reportée à cause du mauvais temps. Comme on n'a pas très envie d'attendre, on retourne chez Namma, la compagnie maritime que nous avions contactée en premier. Cette fois, nous avons des renseignements précis et finalement, nous décidons de partir avec eux mais... il faudra quand même attendre que la mer se calme. Pour patienter, on retourne à Soma Bay, notre plage préférée à Safaga. Dans la journée, on a fait tout ce qu'on avait à faire avant de prendre le bateau : laver le véhicule, faire le plein d'eau, faire les courses et m'acheter une tenue saoudo-compatible avec voile intégré en vue de notre arrivée en Arabie car si le dress-code a changé dans ce pays et que l'abaya et le niqab ne sont plus imposés aux étrangères, il n'est pas sûr que tous les Saoudiens soient au courant de ce changement.
Après quelques rebondissements, nous embarquons enfin le samedi dans la journée. En route vers le Moyen-Orien !
  


L'Egypte

Dernier pays d'Afrique de notre voyage, l'Egypte est d'avantage tournée vers le Moyen-Orient que vers l'Afrique. Son mode de vie, ses habitants, sa cuisine, ses paysages, sa religion... rappellent plus les pays arabes que les pays africains. C'est également un pays plus moderne où le voyageur occidental ne perd pas ses repères et c'est aussi un pays touristique où les monuments et les fonds marins de la Mer Rouge nous ont, une fois de plus, ravis. Quant aux Egyptiens que dire ? Sinon qu'en dehors d'opportunistes qui essayent de tirer quelque profit des touristes et à qui l'on ne peut pas toujours faire confiance, nous avons eu affaire à une population accueillante, enthousiaste et bienveillante à notre égard.

Après 524 jours passés et 54'142 kilomètres parcourus sur le continent africain, allons maintenant découvrir ce que nous réserve le Moyen-Orient... 



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