Zambie

20.03.2019 / 10.04.2019


Nous avons pris notre temps en Afrique du Sud, fait durer le plaisir en Namibie, nous sommes fin mars, la saison des pluies se termine en Zambie et nous pouvons maintenant passer la frontière. Nous longeons le fleuve Zambèze en direction de la douane de Sesheke. 

Un de nos premiers réflexes depuis quelques mois lorsque nous arrivons dans un nouveau pays et d'acheter une carte sim et un forfait Internet pour téléphoner et surfer. On a essayé de se passer de cette facilité pendant quelques mois mais finalement on n'a pas résisté. Partout en Afrique Australe, dans chaque ville ou village, comme ici à Sesheke, on peut se procurer un forfait Internet pour une somme modique et sans aucune formalité administrative. En général, les villes sont connectées et disposent de connexions Internet suffisantes pour communiquer ou prendre des informations, les campagnes le sont un peu moins et les parcs le sont très rarement.   

On profite de l'arrêt à Sesheke pour déjeuner dans un petit restaurant ; pap (polenta), bœuf en sauce, pommes de terre, épinards et boissons pour 65 kwachas, soit 5€ pour 2 ; le budget repas ne devrait pas être trop élevé en Zambie ! L'administration fiscale zambienne se rattrape avec les différentes taxes d'entrée dans le pays : taxe carbone, péages routiers, visas auxquels s'ajoute l'assurance. Le tout pour environ 200€ pour 2 personnes et le camping-car.

De Sesheke à Sioma

En début d'après-midi, nous prenons la route en remontant le cours du Zambèze en direction de Sioma et des chutes Ngonye. La route asphaltée est impeccable et tranche avec le paysage rural et les petites fermes sommaires de part et d'autre, pas d'électricité, pas d'eau courante ; les habitants, ici, ne doivent pas se demander, comme nous, si être connecté à Internet est un bien ou un mal...

Ngonye Falls sur le fleuve Zambèze

Nous passons la nuit à Sioma, dans le camp communautaire des chutes Ngonye au bord de la rivière Zambèze. Le camping est très sommaire mais il permet d'être proches des chutes et d'accéder à celles-ci à pied. Le lendemain, le garde nous y guide (visite guidée comprise avec l'entrée), nous et 4 touristes namibiens. La balade est sympa et les chutes très jolies. Il y en a 7 qui s'étalent sur plusieurs centaines de mètres. Nous sommes enchantés par cette petite rando tant pour le paysage traversé que par les cascades elles-mêmes. 

Visite guidée aux Ngonye Falls

Avant de repartir du camp, le guide nous ayant fait remarquer qu'il ne voyait pas le drapeau de son pays collé sur le véhicule avec tous les autres, je me dépêche de mettre l'autocollant auprès des 7 autres pays africains. Si on oublie, les habitants n'oublient pas.

En route vers l'école - de Sioma à Mongu

Nous roulons maintenant en direction de Mongu, à l'ouest du pays. La route, les paysages sont comme hier, les gens aussi ; ils répondent à nos saluts, nous offrent de larges sourires. Quel bonheur de rencontrer les Zambiens. On retrouve le même accueil qu'au Zimbabwé. 

Mongu

Mongu est une ville importante et c'est très surprenant alors que c'est au bout du pays et qu'à des centaines de kilomètres alentour il n'y a rien. Il y a même un grand supermarché Shoprite avec absolument tout ce dont on a besoin. On y fait quelques courses mais, pour les fruits et les légumes, on privilégie le marché. Cela nous permet d'acheter des produits locaux très bons et bon marché au lieu des fruits et des légumes importés sans goût et coûteux comme c'est le cas dans tous les supermarchés de l'Afrique Australe.
Pour la nuit, on s'installe dans la cour d'une guesthouse, le Green View, avec une vue infinie sur les plaines inondables. 

Inusables Land Rover - Mongu

A part la vie pittoresque d'une ville africaine, Mongu n'est pas très intéressante pour nous ; nous n'y passons donc qu'une nuit et repartons le lendemain en direction du parc national de Kafue. Après quelques kilomètres, la ville disparait et l'on retrouve les paysages campagnards, les cases et la vie paysanne des jours précédents. La route jusqu'à la ville de Kaoma est asphaltée et en bon état mais on prend notre temps. On s'arrête pour prendre des photos des cantonniers, des vendeuses des 4 saisons, des écoliers, etc... A Kaoma, sans savoir pourquoi, la route devient affreuse, avec des trous, des sillons. Cette fois, nous roulons au pas. Cela dure tout le reste de l'après-midi jusqu'à ce qu'on décide, la nuit approchant, de s'arrêter au bord de la route pour bivouaquer à Kalale. 

Cantonnières sur la route de Mongu à Kafue

Sur la route de Mongu à Kafue

Nous sommes non loin d'une école où un habitant nous dit d'aller nous garer afin de ne pas être importunés cette nuit. Après avoir demandé l'autorisation au directeur de l'école, nous nous y installons. Nous faisons quelques photos ensemble et le lendemain nous les partageons sur l'ordinateur de l'école. Les enfants sont fous de joie et les adultes très heureux de nous accueillir chez eux. Alors que nous visionnons ensemble les photos, le directeur nous demande à voir des photos de Namibie. Il ne connait pas, en a juste entendu parler. Nous lui montrons le petit film qui retrace nos premiers mois de voyage en Afrique ; il est émerveillé de découvrir les 7 pays africains que nous avons traversés. Bien qu'éduqués, à Kalale, les instituteurs sont coupés du monde et ne connaissent rien de ce qui peut se passer ailleurs. Alors que nous prenons des photos d'une fillette remplissant son seau à une pompe à main, le directeur nous demande si cela se passe comme cela en France. Je lui réponds que cela n'existe plus de nos jours, que les gens ont maintenant tous l'eau courante et l'électricité mais qu'il y a un peu moins de 50 ans, il y avait encore des fermes avec un puits et une pompe à eau mécanique, chez mes grands-parents notamment. 

Quand la route principale devient piste - Mongu / Kafue

Ecole de Kalale

L'école de Kalale qui regroupe le primaire et le secondaire compte 900 élèves. Nous sommes un peu soulagés qu'aujourd'hui ce soit samedi et que nous n'ayons pas à affronter tous les enfants qui auraient sans doute été trop excités. Cependant, 900 élèves signifie plutôt 900 inscrits. Tous ne viennent pas tous les jours. On a facilement compris pourquoi quand, dans l'après-midi, on a pris en stop un enfant qui se rendait, à pied, en plein soleil, à son école située à plus de 5 kilomètres de chez lui. Ce n'est pas la seule raison à l'absentéisme mais ça en est une.

Ecole de Kalale

Lorsque nous repartons, même punition que la veille, une route pleine de nids-de-poule qui ne redevient en bon état qu'à l'entrée du parc national de Kafue. En tout, on aura subi 70 km de route défoncée. Durant la traversée du parc d'ouest en est, on croise quelques cobes lechwe, un ou deux jabirus mais pas grand-chose d'autre. On se dirige ensuite au sud du parc et on bivouaque en bordure de celui-ci, non loin de la route. La bonne nouvelle aujourd'hui est que nous avons enfin des températures maximales en dessous de 30°C et la mauvaise est que nous venons de faire connaissance avec la mouche tsé-tsé et pas seulement avec elle mais aussi avec les phlébotomes, les fameuses mouches de sable qu'on ne voit pas mais qui piquent et qui font mal. Avec les moustiques, c'est complet.

Toujours en piste ! 

Le lendemain, nous roulons jusqu'au village d'Ithezi Thezi et du lodge New Kalala situé au bord du lac faisant frontière avec le parc Kafue. La piste est très mauvaise. Il reste des ornières formées par le passage des véhicules dans la boue à la saison des pluies mais heureusement, les pistes sont sèches. On ne veut pas s'imaginer le calvaire que ce serait de rouler ici avec des pistes boueuses. L'arrêt au camping nous permet de faire un break avant d'attaquer la traversée sud du parc le jour suivant. 

Lac Ithezi Thezi - Kafue national park

Encore une fois, c'est à l'intérieur du parc que les pistes sont le mieux entretenues. Nous prenons une petite piste le long du lac Ithezi Thezi où nous observons plusieurs groupes d'hippos et où nous apercevons quelques troupeaux de cobes. Nous regrettons de ne pas apercevoir beaucoup d'animaux et notamment des éléphants mais malheureusement, la fin de la saison des pluies n'est pas la bonne saison pour voir la faune sauvage. Nous revenons ensuite sur nos pas pour reprendre l'axe principal. 

Pistes en construction de Kafue national park à Kalomo

Plantations de tournesol, maïs, coton et élevage dans la région rurale du parc national Kafue

Contrairement à d'autres parcs, le parc national de Kafue est habité. Les fermiers y cultivent le maïs, le tournesol et le coton et élèvent des vaches. Dans cette région, encore plus que dans celle de Mongu, les habitants sont très isolés. 

Bivouac paisible en bord de route - Ithezi Thezi / Kalomo

Dès la sortie sud du parc franchie, le gimcana sur la piste reprend. Même avec toute la prudence de Jean pour conduire sur ces pistes défoncées, le véhicule est très chahuté. Heureusement que la route principale n'est plus très loin. La route que nous venons de faire est en construction, il est probable que dans quelques mois, elle sera terminée et ce sera alors encore plus plaisant de traverser cette région magnifique. Il faut donc aller jusqu'à Kalomo pour retrouver une route asphaltée en bon état. Ce sera pour demain, en attendant, nous passons la nuit en pleine nature un peu avant cette ville. 

Le lendemain, nous prenons la route pour rejoindre Livingstone et les chutes Victoria. A Kalomo, on se fait arrêter pour excès de vitesse, 45 km/h au lieu de 40. Nous qui roulons depuis des mois à la vitesse d'une tortue, c'est un comble. Jean tente de négocier en vain avec le policier qui nous a arrêtés mais rien n'y fait, il a une photo, la preuve de notre excès de vitesse. Quand je m'en mèle et que je demande au flic pourquoi il n'y a que 2 voitures conduites par des Blancs qui sont arrêtées alors que des dizaines conduites par des Noirs passent devant nous à une vitesse largement au-dessus de 40 km/h, il commence à voir rouge. Je n'hésite pas à le traiter de raciste et à lui dire que je me sens discriminée (les rôles s'inversent en Afrique...). Il n'apprécie pas d'autant que la personne arrêtée avec nous surenchérit. Le policier menace de l'envoyer en taule. Ce qu'il fait ou qu'il me dit qu'il fait car, le ton montant, je préfère faire pédale douce et aller chercher les sous pour le payer et je loupe la scène de l'arrestation. Tout le monde est échauffé, il est temps que l'on se calme si on ne veut pas tous se retrouver au poste. Mais, alors que je suis en train de payer, Jean, assis dans le camping-car, immortalise le moment en prenant une photo... le policier l'aperçoit. Il voit rouge, fonce sur Jean qui discrètement et rapidement supprime les photos prises. Il essaye ensuite de faire descendre Jean du véhicule, lui pique les clés. Jean résiste pour ne pas être menotté et emmené en taule... On est repartis pour de longues palabres et de plates excuses. Finalement, tout se termine dans le calme, "excusez-moi Monsieur le policier, je ne recommencerai plus..." et on paye l'amende de 300 K mais on est contrariés car on a vraiment l'impression de s'être faits avoir. En plus, il n'y avait aucun panneau indiquant les 40 km/h sur notre chemin. 

Victoria Falls - Livingstone

Après toutes ces émotions, nous sommes contents d'arriver à Livingstone et de rester 2 jours sur place sans avoir à trop rouler ; les chutes Victoria ne sont qu'à quelques kilomètres du camping Zambezi Waterfront où nous avons choisi de nous arrêter.

Victoria Falls - Livingstone

Le Zimbabwé et la Zambie se partagent la vue sur les chutes Victoria. Début août, nous avions eu la chance de les voir depuis la ville de Victoria Falls au Zimbabwé et aujourd'hui nous nous trouvons sur l'autre rive du Zambèze, à Livingstone. C'est à la fin de la saison des pluies que les chutes sont les plus grosses et en général, elles sont tellement grosses que la force qu'elles dégagent forme un rideau de vapeur qui empêche de les voir correctement mais, cette année, les pluies ont été faibles (le niveau du Zambèze a Sesheke était 3 mètres plus bas que son niveau habituel à cette saison) ce qui nous permet de voir correctement les cascades.   
Est-ce mieux de voir les chutes côté Zimbabwé ou côté Zambie ? Depuis la rive zambienne, les chutes sont plus impressionnantes car on est très proches, sinon, elles sont belles et bien visibles des deux côtés.

Victoria Falls - Livingstone

Après les Victoria Falls, nous n'en avons pas fini avec le Zambèze puisque nous remontons maintenant jusqu'au parc national Lower Zambezi traversé par le fleuve. Le trajet entre Livingstone et Chirundu, la ville d'entrée dans le parc, est longue (environ 500 km) et justifie un arrêt à Monze dans un petit camping, The Moorings. La route est relativement bonne avec cependant quelques portions mal entretenues et malgré la circulation, on roule bien... tout en se méfiant des radars. Peu avant Chirundu, nous dormons en retrait de la route. Quelques enfants curieux viennent tourner autour du véhicule mais ils n'osent pas s'approcher. La Zambie est beaucoup plus grande que la France et beaucoup moins habitée (16 millions de personnes) et pourtant, il y a du monde partout. Alors qu'on croit être dans un endroit isolé, il y a toujours quelqu'un qui apparait. Cependant, nous ne sommes jamais importunés.

Piste menant au parc national Lower Zambezi

Nous décollons tôt le lendemain car nous avons beaucoup de piste à faire pour rejoindre un lodge à l'entrée du parc national Lower Zambezi. Nous savons que la piste est mauvaise, il nous faudra du temps pour y arriver. Cela nous prend la matinée et lorsque nous arrivons enfin au premier camp, le Mukuyu Lodge, on s'aperçoit qu'on ne peut pas y installer notre camping-car. On a mal pris nos renseignements, aucun camp proche de la porte d'entrée du parc ne peut nous accueillir. On s'en veut de ne pas avoir mieux pris nos informations. On vient de faire 50 km de piste très mauvaises pour rien. Nous devons rebrousser chemin. En route, on tente de trouver d'autres camps mais là aussi, ce n'est pas très adapté pour nous ou bien c'est trop cher et finalement, nous terminons la journée à quelques kilomètres de Chirundu, au Zambezi Breezers Lodge. La journée a été pénible et sans intérêt. Heureusement que les éléphants et les hippos sont là, à quelques mètres de nous de l'autre côté de la rive du fleuve en face de notre campement.

Hippopotames dans le fleuve Zambèze - Chirundu

Ce que nous avons maintenant compris c'est que le parc national Lower Zambezi ne se visite généralement pas en véhicule mais plutôt en bateau. Dans l'après-midi du lendemain, nous participons donc à une croisière sur le Zambèze organisée par notre lodge en compagnie d'autres personnes. C'est l'occasion de voir des centaines d'hippos, des éléphants et quelques crocos. 

Quelques éléphants et crocos au bord du fleuve Zambèze - Chirundu




Dans la soirée, alors que nous sommes en train de diner, on vient nous avertir qu'un hippo est dans le jardin, tout près de notre camping-car. Ce matin déjà, nous avions aperçu un éléphant derrière la "cuisine" du camp, l'un comme l'autre, très impressionnants.
Le lendemain matin, nous emmenons une des filles qui avait participé à notre croisière et qui se rend à Livingstone où elle travaille. Nous la posons en route pour qu'elle puisse prendre un bus et continuer son chemin tandis que nous montons vers la capitale, Lusaka. En route, un automobiliste qui vient de nous doubler, se fait arrêter juste devant nous pour excès de vitesse. Grâce à lui, nous échappons à une 2ème amende de 300 K. Les radars sont toujours aussi vicieux, en pleine ligne droite, pas de panneau signalétique, seulement un "40" artisanal écrit sur la route. Difficile de ne pas se faire prendre. Déjà à l'aller, un chauffeur routier nous avait évité une amende en nous prévenant avec un appel de phare.

A Lusaka, de nouveau, on se fait arrêter par la police. Cette fois, c'est parce que Jean était dans une file qui tournait à droite et qu'il est allé tout droit. Amende 450 K. Il a fallu parlementer longtemps pour ne pas la payer et contre toute attente, ça a marché. Il faut dire qu'on a fait le grand jeu, Jean victime du palu, en route vers l'hôpital, moi stressée, presqu'en pleurs. Ça n'a pas été facile car la police est très stricte en Zambie. Cependant, en partant, le chef m'a dit que c'était bien que les touristes échangent avec la population et que finalement pour nous, c'est un bon moment à retenir cet entretien avec la police... Quel humour !

Concernant le palu, l'excuse n'était pas tout à fait inventée car depuis que nous sommes à Lusaka, Jean a de la fièvre, il se sent fébrile. L'employé de l'hôtel backpacker où nous campons à Lusaka lui a conseillé d'aller se faire dépister à l'hôpital. C'est en y allant que la police nous a arrêtés. A la clinique Coptic où nous nous sommes rendus, Jean s'est fait prélevé un peu de sang et environ 1h30 après il a obtenu le résultat, heureusement négatif (depuis que nous sommes en Zambie, nous prenons en prévention un traitement anti-palu naturel à base d'artemisia annua). En Zambie, le palu peut être détecté dans les hôpitaux ou les pharmacies par simple prélèvement d'une goutte de sang et ce pour seulement 40 Kwacha, soit 3€. 
Pas de palu mais une gastroentérite détectée grâce au test sanguin ; c'est moins grave sauf que ça se transmet et que nous sommes maintenant deux à l'avoir. Nous avons certainement été négligents et n'avons pas toujours purifié l'eau que nous buvions. Jusqu'à présent, en Afrique, l'eau était toujours potable. En attendant d'aller mieux, nous restons à Lusaka 2 jours supplémentaires. Nous ne sortons pas souvent du camp mais suffisamment pour se faire une petite idée de la capitale, une ville propre, assez bien entretenue et très cosmopolite ; c'est la première fois, en Afrique, que nous croisons autant de nationalités, de religions qui se côtoient, autant de couples mixtes. La présence chinoise est très importante; de nombreuses entreprises, usines ont des inscriptions en chinois.

Village le long de la Great East Road

Après 4 jours passés sur place,  on reprend la route en direction du parc national South Luangwa ; près de 600 km à parcourir jusqu'à la ville de Chipata sur la très bonne Great East Road réhabilitée par la Communauté Européenne puis encore une centaine de kilomètres par une route secondaire. Nous faisons le trajet en 3 jours, nous arrêtant un soir en bord de route puis un autre au Mama Rula's Lodge de Chipata avant de nous installer au Wildlife Camp au bord de la rivière Luangwa situé à seulement 6 km de l'entrée du parc. 

Scènes de vie : baignade et toilette

Un des nombreux cyclistes

Forte présence chinoise en Zambie

Parmi les nombreux marcheurs

Wildlife Camp - South Luangwa

Nous sommes les seuls touristes du camping. Nous avons la vue exclusive sur la rivière Luangwa. On y voit nager des crocos et on entend grogner les hippopotames qui sortent de temps en temps la tête de l'eau. Dans le milieu de l'après-midi, Jean qui se balade dans le camp, aperçoit une girafe de Thornicroft. Elle reste plantée à quelques mètres de nous tandis que nous l'observons. Un peu plus tard, alors que nous longeons la rivière, nous croisons 3 éléphants puis 2 autres près de la réception. Un employé s'inquiétant de nous voir retourner à notre campement seuls, nous embarque dans son 4x4. Dans la nuit, les éléphants reviennent et ne sont qu'à une dizaine de mètres de notre camping-car ; 2 gardiens nous veillent toute la nuit. En plus des éléphants, il y a aussi des hippos sortis de l'eau à la nuit tombée, quelques impalas et des singes. Un petit zoo rien que pour nous.
On se dit alors qu'il n'est plus vraiment nécessaire d'aller dans le parc national South Luangwa ;  nous n'allons pas faire des kilomètres de pistes pour voir des animaux alors que ceux-ci viennent vers nous spontanément, d'autant que la saison n'est pas la meilleure pour apercevoir des animaux (aujourd'hui, c'est un vrai coup de bol), que certains chemins sont encore inondés et que le prix d'entrée est assez élevé (75 us$ pour 2 personne et un véhicule). Nous préférons rester sur place au camp pour une journée supplémentaire. Au réveil, les hippos sont toujours près de nous. Ils attendent le lever du soleil pour retourner à l'eau. Le reste de la journée est plus décevant, pas d'éléphants ni de girafes. La nuit non plus, pas d'animaux dans le camp. Les gardiens ont sans doute pu fermer l'œil.

Wildlife Camp - South Luangwa

Wildlife Camp - South Luangwa

Nous quittons le Wildlife Camp tôt dans la matinée pour retourner à Chipata. En route nous faisons halte dans un magasin communautaire où sont confectionnés et vendus des objets en tissus imprimés sur place. Il y a 2 ou 3 magasins de ce type sur le chemin qui permettent de faire travailler les femmes des villages. En allant, nous nous étions déjà arrêtés dans l'un d'eux. Tous présentent des articles magnifiques. Nous n'avons malheureusement pas beaucoup de place pour en transporter dans le camping-car mais nous achetons quelques bricoles.  

A Chipata, avant de passer la frontière avec le Malawi, on fait remplir notre bouteille de gaz Cadac, on souscrit à l'assurance Comesa afin d'être couverts du Malawi jusqu'au Soudan, on fait quelques courses, on ne fait pas le plein de diesel car au Malawi il semble de bien meilleure qualité qu'ici puis on va au Dean's Hill View Lodge pour passer la nuit. 




La Zambie

Dans ce pays, nous avons fait beaucoup de kilomètres et passé beaucoup de temps dans notre véhicule. Rouler, c'est voir se dérouler la vie des gens autour de leur maison, dans leurs champs, avec leur bétail, à pied, à vélo, c'est recueillir, chaque jour, des saluts et des sourires qui mettent de bonne humeur, c'est traverser de superbes paysages, c'est s'attacher au pays et à ses habitants pour éviter de ne faire que passer d'un point d'intérêt touristique à un autre.
 

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