Afrique du Sud
ouest et Cape Town

14.11.2018 / 13.12.2018


Après seulement 3 jours passés au Lesotho, nous voilà déjà de retour en Afrique du Sud. Notre objectif en arrivant à Bloemfontein, la principale ville du Free State, est de faire réparer les freins du camping-car endommagés et temporairement réparés au Lesotho. 
Le garage Isuzu est submergé de travail mais nous propose toutefois un rendez-vous pour le lendemain matin ; le statut de voyageurs nous permet souvent de passer en priorité. Cependant, la pièce à changer n’étant pas disponible dans la journée, nous devons attendre un jour de plus. Nous profitons de cet arrêt technique à Bloemfontein pour faire changer un pneu qui, depuis plusieurs mois, a un accroc et pour faire vérifier les lames de suspension. C’est en cherchant un spécialiste des lames que nous rencontrons Roelf, un fabricant. Comme nous sommes samedi et que son entreprise est fermée, il nous propose un rendez-vous pour le lundi suivant et nous invite à partager un braai chez lui le dimanche. Entre temps, au camping où nous nous sommes installés pour plusieurs jours, nous faisons la rencontre d’Aline et Georges des voyageurs qui, après la Mongolie, le continent américain, visitent actuellement l’Afrique Australe à bord de leur fourgon aménagé. 

Ville de Bloemfontein

Ces rencontres nous permettent de passer des moments en bonne compagnie. Nous n’oublierons pas la gentillesse d’Aline et Georges ni celle de Roelf et de sa femme Chris Mary chez qui nous avons déusté un délicieux braai d’oryx flambé au Brandy. Un délice ! Roelf est un spécialiste du « game » (gibier) dans un autre domaine que le BBQ ; il a un business (outre la fabrication des lames de suspension) qui consiste à capturer vivant du gibier pour le déplacer d’une réserve vers une autre à la demande de ses clients. Nos visionnons ensemble une vidéo sur une de ses captures de girafe, c’est chaud ! 
Entre les rencontres et les allers-retours dans les différents garages, nous passons 5 jours à Bloemfontein. La ville, capitale d’une région agricole, n’a pas grand intérêt touristique. Les seules personnes qui s’y arrêtent sont celles qui viennent y faire des missions pour leur travail ou les vacanciers en transit entre 2 destinations, entre la côte et Johannesburg. Ce qui nous surprend, c’est que le centre-ville soit si sale. Les sacs poubelles, éventrés par les mendiants à la recherche d’objets ou de nourriture, sont dispersés sur les trottoirs. Cela ne donne pas très envie de s’y balader même si le centre historique mérite d’y faire un petit tour.

Rencontre avec Aline et Georges - Bloemfontein

Braai chez Roelf et Chris Mary - Bloemfontein

En quittant Bloemfontein, nous avons hâte de reprendre le parcours prévu et de rejoindre à Coffee Bay, la Wild Coast, la côte sauvage.

Route de Bloemfontein à Barkly East

Pour rejoindre la côte océanique, nous traversons les Northeastern Highlands, les hauts plateaux du nord-est qui nous emmènent, le long de la frontière Est du Lesotho, à plus de 2000 m d’altitude dans des décors magnifiques. Par contre, après avoir eu très chaud à Bloemfontein, ici, il pleut et c’est un peu dommage car, sous le soleil, ce doit être encore plus beau. Nous choisissons d’emprunter les routes secondaires qui passent par Lady Grey et Barkly East et nous permettent de rouler tranquillement. Nous bivouaquons près de Barkly East, sur une aire de pique-nique aménagée ; la région nous semble paisible et sans danger. Il y a, le long de la route, peu de villes et pas de villages, seulement quelques fermes. 

Ville de Barkly East

En approchant de la côte, cela change ; la population devient plus dense. A Mthatha, ville chaotique et sale, elle aussi, on ne s’arrête que pour faire quelques courses et on file. Tant pis pour le tout nouveau musée Mandela mais, ici, même se garer est une galère. 
Après Mthatha, Coffee Bay n’est plus très loin. La route qui y mène est goudronnée mais de qualité moyenne sur les derniers 50 km; il y a de nombreux trous à éviter. La récompense est au bout de ce chemin. En dépassant Coffee Bay et ses auberges « backparker », on parvient à un petit resort, le White Clay, construit à flanc de rocher. C’est une des seules constructions en bord de mer. On aperçoit au loin quelques rondavels, les maisons rondes traditionnelles des paysans du Cap Oriental. L’endroit est balayé par les vents et la mer se fracasse contre les rochers en contrebas. La côte sauvage porte bien son nom.
 
Coffee Bay - Wild Coast

Le long de la côte, 9 km plus au sud de Coffee Bay, une balade conduit au « Hole in the Wall », un rocher percé. C’est une superbe promenade mais pas si facile qu’elle en a l’air. Le bord de mer est bordé de collines dont le nombre et le dénivelé ne sont pas négligeables. Heureusement, le chemin est propre et bien marqué. Le seul bémol de cette promenade concerne encore une fois la sécurité. Les habitants n’hésitent pas à nous mettre en garde contre d'éventuels voleurs qui pourraient nous braquer. Info ou intox pour nous obliger à prendre un guide ? Nous penchons pour l’intox. En Afrique du Sud, la sécurité est un vrai business et beaucoup, à tout niveau, en profite. On voudrait ne pas succomber à cette peur mais ce n’est pas toujours facile de se raisonner après avoir reçu des avertissements. En tout cas, cette balade se déroule sans aucun souci et sans guide.
Revenus de notre promenade, nous cuisinons les moules achetées à un local qui les a ramassées le matin même ; fraîcheur garantie. Nous sommes gâtés, même si, en réalité, nous lui avions commandé des huitres et qu’il a livré des moules ! 

 
Hole in the Wall - Coffee Bay

Balade le long de l'Océan - Coffee Bay

Le temps qui était jusqu’alors venté mais très ensoleillé devient gris et pluvieux ; nous décidons alors de quitter Coffee Bay et de continuer notre descente plus au sud. Aucune route ne longe vraiment la côte océanique ; nous suivons la route principale N2 jusqu’à Chintsa, tout près d’East London. Jusqu’à présent, cette route qui traverse tout le pays du Mozambique vers le Cap et que nous avions suivie par tronçons était rapide et bien entretenue mais, aujourd’hui, elle est presque partout en travaux. Nous sommes constamment arrêtés et mettons beaucoup de temps pour parvenir à notre destination. Il n’y a absolument rien à voir ou à faire le long de cette route qui, en plus, est jonchée de détritus aussi bien à l’intérieur des villes qu’en dehors. On aurait volontiers zappé cet endroit qui est bien à l’opposé de Chintsa ou Keaton-on-Sea, les 2 petites stations balnéaires où nous passons les 2 nuits suivantes, une fois en camping et une autre fois bivouaquant sur la plage. Ce sont des endroits très beaux et préservés. Tout comme l’est Kidd’s Beach, notre coup de cœur, un autre joli village de bord de mer, où nous pique-niquons avant de rejoindre Keaton-on-Sea et où nous apercevons des dauphins et des baleines.
Durant les 2 dernières journées, le soleil a refait son apparition mais il n’est pas assez constant pour que nous profitions des plaisirs du bord de mer c’est pourquoi, nous préférons quitter celui-ci pour revenir un peu dans les terres et surtout pour visiter le parc national Addo Elephant (incl. Wild Card) situé au nord de Port Elisabeth.

Kidd's Beach, Kenton-on-Sea, stations balnaires de la Sunshine Coast

Comme il pleuvine, nous ne savons pas si nous verrons beaucoup d’animaux à Addo. Cependant, malgré ce mauvais temps, nous avons la chance de croiser des éléphants, des zèbres, des antilopes et des buffles et la très grande chance de voir se prélasser un superbe lion sur notre route. Pendant de longues minutes, il se tortille dans tous les sens pour le plaisir de quelques visiteurs qui, comme nous, ont eu la chance de passer au bon moment.
Addo Elephant national park

Addo Elephant national park

Addo Elephant national park

Addo Elephant national park

Après Addo Elephant, débute la route 62 qui est un peu l’équivalent sud-africain de l’actuelle et mythique route 66 aux USA, c’est-à-dire, une route panoramique et touristique qui traverse des villages à l’allure rétro emprunté par des automobilistes et des bikers ; la gastronomie et les domaines viticoles en plus. A partir de Humansdorp, c’est une route montagneuse et déserte au milieu des vergers, pommiers, pêchers et autres cultures. Nous n’y rencontrons pas âme qui vive et passons une nuit à proximité, dans le village rural d’Uniondale où là encore, le gardien de l’église s’inquiétant pour notre sécurité, nous invite à nous garer dans sa cour. Cela devient marrant cette inquiétude pour nous ; ici, c’est vraiment le trou-du-c… du monde et on se demande bien qui pourrait venir nous attaquer. Cependant, on a raison d’accepter car le parking de l’église est penché et peu confortable alors que la cour du gardien a toutes les commodités, toilettes et braai compris.

Meiringspoort pass et Swartberg pass

Un peu avant Uniondale, nous avons quitté la route 62 ; nous la retrouvons à Oudtshoorn après avoir fait une boucle au nord pour rejoindre Prince Albert en passant par le col de Meiringspoort puis par celui de Swartberg. Le long de cette route, tout est touristique, les 2 magnifiques cols cités, les 2 canyons qui les précèdent, la route jusqu’à Prince Albert, la piste jusqu’à Oudtshoorn ainsi que les 2 villes étapes. Chacune de ces 2 villes possède de jolies maisons anciennes parfaitement restaurées. Prince Albert, ne disposant d’aucun bâtiment moderne, est beaucoup plus cosy qu’Oudtshoorn.

Prince Albert

La région est connue pour ses oliviers, sa vigne, sa lavande, ses arbres fruitiers mais aussi pour ses élevages d’autruches. Nous en profitons pour goûter cette viande dans un restaurant d’Oudtshoorn ; c’est tendre et délicieux. Après le repas, nous dormons sur un parking dans le centre-ville ; ici personne ne nous invite à venir chez lui et on le regrette un peu car, entre la musique sortant des voitures en stationnement et les hurlements d’un gardien improvisé, nous ne dormons pas tranquilles. On n’est jamais contents !

Le long de la route 62

Nous rejoignons, le lendemain, Montagu, une ville où là encore, une grande partie des maisons sont anciennes et classées au patrimoine national. Ce sont pour la plupart des hôtels ou des maisons d’hôtes. Le village est très joli. Nous allons nous baigner aux sources chaudes de l’hôtel Avalon dans l’après-midi puis nous bivouaquons dans le village près d’une école. Cette nuit est très calme contrairement à celle de la veille.

Nous ne sommes maintenant plus très loin de la ville du Cap. Encore un petit arrêt à Robertson pour goûter les vins de cette vallée viticole qui sont très bons et nous voilà déjà sur le front de mer du Cap. 

Cape Town - Waterfront

Depuis plusieurs semaines que nous sommes dans le pays, à chaque rencontre, on nous vante Cape Town. C'est la vitrine, la fierté, du pays même si, comme on nous le dit également, "Cape Town n'est pas l'Afrique du Sud". En général, on n'aime pas les grandes villes et on les évite mais d'emblée, on apprécie Cape Town. 

Grâce à IOverlander, une appli pour smartphone regroupant plein d'infos de voyageurs et notamment des endroits où dormir, nous disposons, à Cape Town, d’un emplacement idéal où bivouaquer sur le Waterfront, un des endroits les plus touristiques et les plus modernes de la ville. Il s’agit d’un parking en bord de mer, en face de Robben Island, gardé le jour et sécurisé la nuit par des caméras. Nous y retrouvons Aline et Georges avec qui nous passons la soirée. Dans l’après-midi, nous visitons le quartier ; il n’y a rien de typique au Waterfront mais, c’est sympa. Il y a surtout des restaurants, des boutiques de souvenirs, des boutiques de luxe, de beaux appartements donnant sur la marina et beaucoup de touristes.

Cape Town - City Bowl

Le centre-ville où nous nous promenons le lendemain, est très différent. C'est un centre-ville ancien et paisible avec quelques touristes dans City Bowl, Bo-Kaap et dans les boutiques de Long Street. Cependant peu de touristes se baladent à pied; ils préfèrent faire le tour de la ville en bus impérial. Il faut dire que la plupart ne dispose pas d'autant de temps que nous pour visiter la ville et qu'il y a de nombreuses choses à voir ici. Outre le Waterfront, les jardins, le centre-ville, les plages à voir, une randonnée dans la Table Mountain, la montagne qui domine la ville, ainsi qu'une excursion au Cap de Bonne Espérance sont des incontournables. Parmi les touristes à pied, nous avons le plaisir de revoir Sylvie et Éric, des Chamoniards que nous avions connus au Col de Swartberg 3 jours auparavant. Avec Éric, grand voyageur, nous sommes sur la même longueur d'onde tandis que Sylvie nous enthousiasme par sa foi et sa joie de vivre elle qui, paraplégique à la suite d'un accident de moto, a décidé qu'elle remarcherait... et qui maintenant marche.

Cape Town - Long Street et Bo-Kaap

Ce que nous apprécions au Cap c'est l'ambiance cool car même si c'est une grande ville, on ne ressent pas l'effervescence des capitales européennes. Même aux heures de pointe, la circulation est fluide. Les employés de bureau que nous côtoyons à l'heure du déjeuner semblent très décontractés. 

Cape Town - Platteklip Gorge, Table Mountain

Après le Waterfront, nous partons randonner et bivouaquer dans le parc national de Table Mountain. Garés à proximité du téléphérique qui mène au sommet de la Table Mountain, nous disposons, une fois encore, d'un endroit idéal pour passer quelques jours et pour faire un peu d'activité, notamment pour monter au sommet de la Table à 1086 m d'altitude. La vue sur la ville et sur la péninsule du Cap y est extraordinaire.
Pour aller au sommet, il y a le téléphérique ou l'un des multiples sentiers dont le Platteklip Gorge, le plus direct donné en 2 heures de marche. C'est ce dernier que nous choisissons d'emprunter. Au lieu de mettre 2 heures, il me faut 3 heures pour arriver en haut. Au 2/3 du chemin, coup de chaud ou coup de fringale, je n'avance plus. S'inquiétant de ne pas me voir arriver, Jean, qui était presque en haut redescend me chercher. A tous petits pas et sans aucun enthousiasme je rejoins enfin le sommet. Quelle terrible expérience. Le chemin très caillouteux et très pentu est loin d'être facile et pourtant, beaucoup, peu entrainés, se sont donnés comme défi de le rejoindre. C'est un peu douloureux de les voir me doubler un par un ...


Cape Town - Lion's Head, Table Mountain

Heureusement, le lendemain, j'ai récupéré. Cependant, nous faisons une marche plus courte avec peu de dénivelé qui a pour seul but d'encourager les coureurs de l'ultra trail du Cap qui, eux, doivent parcourir 100 km. Ma souffrance d'hier est incomparable à celle de certains coureurs qui finissent à bout de force quelquefois après 19 heures d'efforts.

La plus jolie balade de la Table Mountain est sans doute celle qui mène, par un chemin en colimaçon, à la Lion's Head. Éric et Sylvie nous l'avaient conseillée. Elle est beaucoup plus facile que celle qui mène au sommet de la Table et le panorama y est tout aussi beau. En redescendant, on peut rejoindre Signal Hill, un autre sommet panoramique.
Après cette promenade, nous reprenons le véhicule pour longer la côte jusqu'à Camps Bay. De ce côté de la baie, nombreux sont les habitants du Cap qui profitent de ce dimanche ensoleillé pour se faire bronzer sur les belles plages de sable blanc. Pour notre part, nous avons eu notre part de soleil sur les sommets de la Table Mountain et nous n'avons pas très envie de nous faire griller sur la plage mais que l'eau est tentante.

Cape Town - Signal Hill, Table Mountain

Nous terminons la journée au Waterfront où nous passons encore une journée avant de reprendre la route et rejoindre le sud du Cap. Une belle route panoramique dont la portion la plus connue est la Chapman's Peak Drive (payante) mène jusqu'à ce point. Passées quelques localités au sud de Cape Town, la côte atlantique devient sauvage. C'est le paradis des surfers.
A Cape Town, nous ne disposions d'aucune commodités mais nous avions réussi à conserver assez d'eau pour nous doucher chaque jour pendant 6 jours cependant, lorsque nous quittons la ville, nos réservoirs sont à sec. On désespère de trouver de l'eau quand Jean repère, à Hout Bay, sur un stade de foot dans un township, un robinet d'eau. Le gardien nous autorise à nous servir. Grâce à cette eau, nous retrouvons notre autonomie et nous pouvons, de nouveau, faire un bivouac sauvage. Le prochain camping attendra. Nous dormons sur la plage de Scarborough, charmante station balnéaire toute proche de Cape Point et du Cap de Bonne Espérance avec comme compagnons quelques phoques. 

Cape Point et le Cap de Bonne Espérance

Le Cap de Bonne Espérance (incl. Wild Card) n'est certes pas le point le plus au sud du continent africain mais c'est un point symbolique. Etre au Cap de Bonne Espérance représente une étape dans notre voyage. C'est un endroit sauvage à l'image d'un paysage de bout du monde. Depuis ce point, on rejoint Cape Point à pied grâce à un joli chemin où l'on aperçoit des élands du Cap.

Manchots du Cap, Boulders Beach

Plage de Muisenberg

Parvenus au sud de la péninsule du Cap, nous remontons le long de la côte atlantique et nous nous arrêtons à Boulders pour voir une colonie de manchots (incl. Wild Card) qui y a élu domicile. Nous dormons à l'entrée de Boulders sur un promontoire dominant l'océan.
Le lendemain, nous faisons étape à Muisenberg, une autre station balnéaire courue des surfers. Le temps est gris et ne nous permet pas de nous baigner mais nous pouvons nous balader sur la plage. Nous faisons lubrifier les lames de suspension du camping-car qui grinçaient chez un vendeur de pneus de la ville. Bien que le mécano ait passé du temps sur notre véhicule, le patron du garage refuse que nous le payions. Merci patron !
Nous passons la nuit en ville au bord d'un étang. On prend décidemment goût aux bivouacs sauvages, même en ville.

Township de bord de mer - Khayelitsha

En quittant la péninsule, on longe l'un des plus grands townships d'Afrique du Sud, Khayelitsha, où vivent 1.5 millions d'habitants dans des conditions bien différentes de celles des habitants des stations balnéaires que nous venons de traverser et de celles qui vont suivre, Betty's Bay, Kleinmond et Hermanus.

Nous ne faisons qu'un stop à Betty's Bay ou plus précisément au Cap de Stony Point pour apercevoir quelques manchots au bord de l'océan puis nous passons l'après-midi à Kleinmond, joli village de maisons de vacances entouré par les montagnes au nord et la mer au sud. Alors que nous avons décidé de dormir sur un point de vue sur la mer, un couple nous aborde afin de discuter avec nous. Lorsque nous re-croisons Lilo et Koela un peu plus tard dans le village, ils nous invitent à dîner et dormir chez eux. Nous avons l'habitude de toujours accepter les invitations d'abord parce que nous pensons que ça fait plaisir à ceux qui nous les proposent mais surtout parce que, pour nous, ce sont toujours des rencontres intéressantes. Le but du voyage n'est pas seulement de voir des paysages ou d'observer les animaux mais bien de faire connaissance avec les gens du pays. Passer une soirée ensemble est idéal pour en apprendre plus sur le pays. C'est aussi un moment très agréable pour nous car, en voyage, nous sommes souvent seuls; la compagnie nous distrait de cette solitude.
Nous passons donc la soirée chez Lilo et Koela. Lilo est allemande et vit en Afrique du Sud depuis 35 ans tandis que Koela, ancien mineur, est un pur produit afrikaans. Ce sont des gens adorables avec qui nous avons plaisir à parler.

Kleinmond

Lilo et Koela - Kleinmond

Nous nous quittons le lendemain matin après un copieux petit-déjeuner pris ensemble; Lilo nous a gâtés en préparant des croissants. En partant, elle nous offre un pot de confiture maison tandis que Koela nous donne des abricots. Quand je dis qu'ils sont adorables!

Nous nous arrêtons ensuite à Hermanus. Après une balade et un déjeuner au restaurant dans le centre-ville, nous longeons la route côtière où nous trouvons un bel emplacement où bivouaquer, Lansbaai Beach, dans un des quartiers résidentiels d'Hermanus. C'est encore une fois un point de vue sur l'océan, le long du Cliff Path, une promenade de 10 km longeant la mer. Dans cette ville touristique chic, c'est un endroit qui vaut de l'or; en-dessous, une petite crique de sable blanc, un peu plus loin la plage de Kammabaai où nous passons la journée et devant nous la mer et ses baleines de Biscaye qui de juin à décembre fréquentent la Walker Bay. 

Hermanus

Observation des baleines - Hermanus

Nous restons tout le week-end à Hermanus avant de partir au Cap Agulhas, le point le plus au sud du continent africain ainsi que l'endroit où se rencontrent l'océan Indien et l'océan Atlantique. Comme pour le Cap de Bonne Espérance, c'est un lieu symbolique. Nous y rencontrons un couple français qui voyage avec le même type de véhicule que nous ainsi qu'un couple de marins québécois tour-du-mondiste. Pour eux, ce cap est encore plus symbolique car il y a quelques jours, ils l'ont passé en voilier ce qui est une toute autre aventure.

Cap Agulhas, point le plus au sud du continent africain

Après avoir passé la matinée à L'Agulhas, nous rejoignons Arniston par une belle piste du même type que celle que nous avons prise le matin pour arriver au cap puis nous prenons la route principale N2 jusqu'à Riversdale où, à la nuit tombée, nous nous arrêtons devant une église pour passer la nuit après avoir parcouru 400 km dans la journée.

Séance photos - Riversdale

La journée du lendemain est plus tranquille. Après la N2, nous prenons une petite route puis une piste qui nous mènent au bord de la mer à Vleesbaai, à quelques kilomètres de Mossel Bay. C'est un lieu magique. Cette fois, pas de maisons de vacances, pas de villages; nous sommes seuls.

Vleesbaai

Dans cet endroit magnifique, nous faisons le plein de solitude avant d'arriver sur la Garden Route, une portion de côte entre Mossel Bay et Plettenberg Bay qui est sans doute l'endroit le plus fréquenté du pays en cette période de vacances scolaires. Espérons que nous aurons autant de plaisir à parcourir le pays que nous en avons eu ces 3 dernières semaines en traversant le Cap Oriental et le Cap Occidental, des endroits où nous avons pu bivouaquer sans problème partout et où le sentiment d'insécurité a diminué. Dans ces 2 états ainsi qu'à Cape Town, on ne voit plus de maisons baricadées et l'on sent les gens beaucoup moins craintifs. La plupart des villes y sont propres et bien entretenues ce qui est aussi beaucoup plus agréable. 

A suivre...


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